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Pourquoi ce site ?

le drapeau grec flotte au vent Ce site s'adresse à vous qui aimez la Crète, la Grèce, ses îles et sa culture. Il est le vôtre, je l'ai crée pour vous.
Il vous amène en Crète, où j'habite depuis l'an 2000. Je vous invite à suivre le chemin qui va vous faire découvrir cette île merveilleuse.

Le sujet de la semaine du 28 juillet 2010

Le sujet de la semaine parle de choses diverses afin de vous faire mieux connaître la Crète, où les journées sont beaucoup plus paisibles qu'ailleurs.

Portrait de Niko KazantzakisUne exposition consacrée aux livres et aux voyages de Nikos Kazantzakis, a eu lieu à Chania (Hania) ce dimanche 25 juillet. J’y ai fait la connaissance de ce personnage fascinant.  Désireux de mieux le connaître, je me promets d’aller à sa rencontre, de poursuivre sa lecture.


Les livres de voyage et les romans de Niko Kazantzakis

Selon le représentant du comité local, Chaque personne devrait avoir la conviction, qu’elle peut sauver le monde.

La dernière tentation, roman de Kazantzakis Nikos Kazantzakis est né à Héraklion, en Crète, le 18 février 1883. La Crète est sous la domination des turques. Ce grand penseur En octobre 1907, part pour Paris, où il poursuit ses études de droit, suivant les cours du philosophe. Il se familiarise avec les idées de Nietzsche et travaille à sa thèse, étudie les théories de Freud, adhère au marxisme et au bouddhisme.

Nommé directeur général au ministère de l’Assistance Publique, il œuvre au rapatriement des Grecs du Caucase. 1923, il voyage à travers l’Allemagne et visite la ville natale de Nietzsche. Début 1924, il sillonne l’Italie. En juillet 1924, il se rend en Crète tout en étudiant Homère, Goethe et Eschyle. L’été 1946, Kazantzakis part pour l’Europe, définitivement.. Il séjourne un moment en Angleterre, invité par le British Council. Il est envoyé comme correspondant dans diverses régions du monde, notamment durant la guerre d’Espagne, pour le quotidien Kathimerini.

Zorba, un des plus populaires romans de KazantzakisZorba, naît de la plume de Kazantzakis en 1948, il est désormais immortalisé. par le cinéaste Cacoyiannis et le compositeur Mikis Theodorakis, autre grand nom de la culture crétoise. Ce dernier fêtera son 85e anniversaire ce jeudi 29 juillet à 21h au Théâtre du Lycabette à Athènes.

Theodorakis a composé la musique du film, Zorba le Grec, faisant danser Anthony Quinn aux sons du bouzouki. Le film fut un grand succès, fut nommé sept fois et reçut deux Oscars en 1964.

Toute sa vie, Kazantzakis est resté très attaché à sa Crète natale. Ces romans le prouvent, comme par exemple : La Liberté ou la mort (1953). Il a rappelé aux monde littéraire, que « la Crète rayonnait déjà, alors que l’Europe toute entière était encore ténébreuse ».

Un roman controversé de Kazantzakis est écrit en 1954 : « Le Christ recrucifié ». Grâce à Jules Dassin, cet ouvrage sortira dans les salles noires de notre planète en 1956, sous le titre de : « Celui qui doit mourir ». Parmi les interprètes de cette production, la dissidente : Mélina Mercouri et de grands acteurs français comme : Jean Servais et Fernand Ledoux. Jules Dassin en adoptant l’œuvre de Nikos Kazantzakis, voulait s’attaquer de front à l’intégrisme, aux intolérants, à ceux qui cherchent à interdire.

L’actualité vient d’apprendre au monde civilisé que l’Eglise Grecque Orthodoxe veut excommunier Kazantzakis, son livre « La dernière tentation du Christ » étant jugé offensant et qualifié de sacrilège. Mais Kazantzakis est soutenu par une partie de l’opinion publique grecque et internationale. Ses romans « Alexis Zorba » et « Le Christ recrucifié » sont traduits et s’internationalisent. Cet homme qui a exercé à diverses reprises des fonctions officielles en Grèce, notamment en organisant le rapatriement des centaines de milliers de réfugiés suite à la révolution russe de 1917 et au démantèlement de l’Empire ottoman en 1922. Celui qui, lors des Guerres balkaniques, fut affecté au secrétariat particulier du premier ministre, celui qui, durant l’été 1945, parcourra la Crète y recensant les abus commis par l'armée allemande. Celui qui fut nommé conseiller littéraire de l’Unesco, qui a traduit Dante, Cocteau, Shakespeare, Pirandello, Goethe. Celui qui a écrit, entre autres : La lettre au Greco, Le Pauvre d’Assise, Le Lys et le serpent, Ascèse, le Jardin des Rochers, Les Frères ennemis, Alexis Zorba, Voyage en Russie, se voyait donc, diabolisé.

Son Odyssée, l’aventure d’Ulysse qui se poursuit, c’est-à-dire sa propre aventure, et celle de l’homme moderne, à travers un voyage qui va d’Ithaque au Pôle sud, en passant par Sparte, la Crète et l’Afrique. Cette œuvre maîtresse, est traduite en anglais et en français. A sa sortie, l’ouvrage avait suscité de nouveau et encore, des réactions vives parmi les milieux ecclésiastiques qui exigeaient des poursuites judiciaires !

 Kazantzakis est diminué physiquement. Affaibli, il contracte la grippe asiatique qui lui sera fatale. Il s’éteint le 26 octobre 1957 à Fribourg, à l’âge de 74 ans. Sa dépouille reviendra dans sa ville natale, Héraklion, il y sera enterré sans cérémonie religieuse sur le bastion Martinengo. Une croix rudimentaire en bois, rappelle sa présence. Y est gravé, une de ses citations : Je n’espère rien, je n’ai peur de rien, je suis libre.

Le cinéaste ScorseseTrente années plus tard La Dernière Tentation du Christ, le roman qui aura crée tant de remous, qui a maudit Kazantzakis, va faire le tour de la planète et ce grâce au grand cinéaste qui est Scorsese. La culpabilité, la tentation, la quête de spiritualité, la mort hantent les créations de ce réalisateur talentueux.

Il nous présente le plus connu des charpentiers troublé par ses propres démons, se sentant coupable de fabriquer ces croix pour les Romains. Il va s’aventurer, céder à ses tentations et vivre une simple vie d’homme, mourir sur la croix et dans le doute.

Ce long métrage, son producteur va insister, ne revisitait pas la lecture des Evangiles, il était une interprétation du roman de Kazantzakis. Cette mise au point ne satisfait pas les extrémistes religieux. Une salle de cinéma est incendiée en France. Un jugement du tribunal civil rejetant les demandes d’interdiction réclamées par diverses associations religieuses déclencha des manifestations d’indignation dans tout le pays. Les faits se déroulaient en 1988.

Trente années plus tard, peu de choses avaient changé ! Aujourd'hui en 2010, l'intolérance est-elle vaincue ? Une combat iconoclaste, verrons-nous un jour ?

Parmi les nombreuses citations de Kazantzakis, voici celle qui, selon moi, dépeint fidèlement ce grand philosophe : Mes doigts, quand  j’écris, ne se tachent pas d’encre, mais de sang.  Je crois n’être que ceci : une âme qui ne se prosterne pas.

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Les brèves de la semaine

Chaos dans les aéroports.

Le dimanche 25 et le lundi 26 juillet, les contrôleurs du ciel ont entamé une grève du zèle qui a retardé de nombreux vols internationaux et annulé des vols intérieurs. Les contrôleurs du trafic aérien avaient décidé de se conformer strictement aux réglementations internationales sur la capacité de l'espace aérien grec, en ne permettant qu’un certain nombre de vols par heure.
Une grève totale était initialement prévue, mais elle fut jugée illégale par la Justice. La situation était revenue normale mardi matin, après qu’un compromis ait été conclu avec le Ministère des Transports. Les aiguilleurs du ciel protestent contre la réforme des pensions et l'arrêt d'embauche de personnel supplémentaire.

Les transporteurs de fuel et les camionneurs en grève.

Ce mardi 27 juillet, une grève, dite au finish a débuté. Pourquoi ?
Un projet de loi veut libérer la licence des transporteurs routiers, la rendre accessible pour tous, à partir de 2013. Pour l’obtenir, il n’en coûtera dorénavant que quelques dépenses administratives.
Le dernier octroi des permis eut lieu en 1986. Cela a créé, un marché fermé dans le secteur, la licence se monnayant entre 30.000 et 350.000 €uros ! Les camionneurs sont furieux et refusent l’idée que les permis soient bientôt accessibles gratuitement. Certains ont emprunté ou hypothéqué leurs biens pour acquérir cette licence et ils s’estiment spoliés. Le Ministre de l’Intérieur, tente d’expliquer qu’il n’y a pas d’autre alternative, que le contenu du projet de loi est le fruit de négociations avec l'Union européenne et le Fonds monétaire international à qui le pays emprunte 110 milliards d’euros.
L'Union Européenne et le FMI exigent que la Grèce libéralise l’accès à un certain nombre de professions qui sont fermés. Sont concernés par cette libéralisation les chauffeurs de taxi, les architectes et les avocats. Le gouvernement refuse qu’une minorité puisse paralyser un pays entier et envisage de faire appel aux chauffeurs de l’armée si le mouvement de grève devait durer.

Les pompes à essence pris d’assaut

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Dès l’annonce de la grève des distributeurs de fuels qui a débuté le 28 juillet, de longues queues se sont formées devant les pompes. En fin de journées, de nombreuses stations étaient à sec. La grève de protestation risque de durer plusieurs jours. Les professionnels du secteur protestent contre le projet de loi qui va réduire la distance de 200 mètres, actuellement permise entre deux stations et la ramener à 50 mètres. Ils subissent une nette diminution, estimée à 20% de leur chiffre d’affaire pour le premier semestre de 2010 et ce en raison de la crise économique, disent-ils. Flèche de retour