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Le quotidien des grecs de la Crète et d'ailleurs

La prime a la casse.

Le 23 septembre 2009, deux semaines avant les élections nationales, ce programme qui a pour but de rajeunir le parc automobile du pays en le débarrassant des ses vieux véhicules polluants entre en application.
- La prime à la casse a vecu deux mois La prime octroyée varie de 500 a 2200 €uros, selon la cylindrée du véhicule. Mille €uros supplémentaires sont prévus pour celui qui achète un nouveau véhicule émettant peu de dioxyde de carbone.
Ces primes et aides devaient être obtenus auprès de l'office des taxes de sa région et pas moins de 75.000 personnes sont des ayant-droits qui attendent le paiement de la prime promise en cette fin d'année 2009 car au lendemain des élections du 4 octobre, le nouveau gouvernement élu, du PASOK et de Georges Papandreou, s'empressera de supprimer ce programme jugé trop dispendieux en ces temps de crise qui touchent de plein fouet l'économie grecque. 75.000 personnes ont apporté un véhicule à la casse et tous ont sagement attendus de toucher la prime ! Les mille euros sont parvenus sur mon compte sur mon compte dans le courant du mois de juin 2010.

La crise économique fait mal.

D'après la Chambre du commerce et de l'industrie d'Athènes, 250.000 de ses membres sont dans l'impossibilité d'honorer leur dettes.
Trois billions d' Euros ! C'est le montant total des chèques non honorés présentés en 2009 !
Plus de 600.000 personnes sont sur la liste noire de "Tirésias", le Moniteur du système de crédit et  prés de 500 demandes de saisie sont introduites chaque semaine en justice.

Les actes terroristes à Athènes sont heureusement ciblées. Elles ont pour cibles principales le pouvoir de l'argent, c'est-à-dire : les banques et l'autorité que représente la police. Des bombes Molotov causent des dégâts matériels aux agences bancaires. Blessures et parfois mort d'homme sont malheureusement causées par des attaques violentes et armées, lorsque des groupes révolutionnaires, attaquent les commissariats et les policiers. La dernière de l'an 2009 a pris comme cible le commissariat du quartier d'Agia Paraskevi à Athènes. Deux assaillants ont lâché plusieurs rafales de Kalachnikov, blessant sérieusement un policier et légèrement trois autres

Le 6 décembre, date anniversaire de la mort tragique d'un adolescent de 15 ans, tué par les forces de l'ordre en 2008, suite à cet incident regrettable, les troubles avaient duré un mois.
En 2009, le nouveau gouvernement de gauche de Georges Papandreou avait fait déployer 6.000 policiers, espérant contrôler la situation et éviter les débordements. Le défilé fut impressionnant, il comptait pas moins de 5.000 personnes selon la police.
Une centaine de jeunes, certains âgés de 12 à 13 ans, jettent des pierres contre un cordon de forces anti-émeute.
D'autres groupes se faufilent dans les rangs du défilé.
Des marginaux, des casseurs, garnissent désormais ses rangs. Des voitures brûlent, des magasins sont endommagés ou vandalisés.
300 jeunes ont réussi à occuper les locaux de la Polytechnique. Le rectorat est saccagé. Blessé, le recteur est admis à hôpital. Le drapeau grec est enlevé de sa hampe et remplacé par un drapeau révolutionnaire. De nombreux dégâts sont occasionnés à Salonique et à Patras. Des incidents beaucoup moins graves ont éclaté sur l'île de Rhodes et celle de Crète à Héraklion.
Manifestation estudiantine Des centaines de personnes ont été déférées devant la justice pendant l’ensemble du week-end et dans tout le pays. Certaines d’entre elles ont fait l’objet d’une arrestation ferme ou furent assignées directement en justice.
Des voix se font entendre parmi des académiciens et des politiques pour remodeler la loi d'asile qui interdit toute présence policière dans le campus.  En effet, la Constitution grecque, protège les universités et les campus depuis la révolte estudiantine, contre le régime dictatorial,  partie de la Polytechnique en 1973 qui fit chuter le régime.

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