L'île de la Crète a une superficie de plus de 2.300 km2. Elle fait 260km de long et sa largeur
maximale n'excède pas 60km. L'île possède quatre préfectures : Chania, Réthymnon, Héraklion et Lassithi.
Grâce à la variété de son bord de mer, la Crète est le paradis des nageurs. Des plages immenses, des eaux chaudes et non polluées s'offrent a eux. Le drapeau bleu flotte au vent presque partout.
Au nord : Elles sont situées a l'ouest de Chania et s'étendent jusqu'à Kolimbari
A l'extrémité occidentale de la préfecture de Chania : les plages de Phalasarna
et plus au sud, celle de Elafonissos.
Dans la presqu'île d'Akrotiri : Stavros.
A l'est de Souda : Almirida et la longue plage de Georgioupoli.
Vers Rethymnon : les plages de Panormo, Bali, Agia Pelagia, Agia Galini.
Entre Agios Nikolaos et Plaka il y a la plage de Sitia et vers le littoral
oriental la plage de Vai et sa palmeraie.
Dans le sud de l'île, les plus belles plages sont celles de Sougia, Paleochora, Loutro, Frangokastello.
Le relief montagneux et accidenté, la nature vierge de la Crète, sa flore et sa
faune aux espèces rares, ne peuvent que séduire les amateurs de randonnées et
d'alpinisme. La Crète montagneuse est un véritable défi pour les cyclistes. La
Crète possède trois chaînes montagneuses. A l'ouest, les Montagnes Blanches (Lefka Ori ), enneigées
jusqu'à la fin avril, dont les plus hauts sommets atteignent 2.452m. Au centre, le Psiloritis qui culmine à 2.456m et entre
Héraklion et Lassithi, le mont Dikti qui plus modestement atteint les 2.150m.
Ces massifs possèdent de nombreuses gorges et grottes,
dont les plus connues, les gorges de Samaria, voient défiler des milliers
d'excursionnistes chaque année.
Les Crétois respectent les traditions et la famille par-dessus tout. Dans les villages,
les générations se côtoient. Souvent, jeunes et parents
cohabitent ensemble ou vivent proches les uns des autres.
Yaya vieillissante se voudra robuste, elle se doit d'être active, car elle doit aider ses enfants. C'est elle qui prépare les repas,
qui soigne le jardin, arrose le potager. C'est toujours elle qui s'occupe de la basse-cour, qui
fait tourner la machine à lessiver, qui repasse.
Quand aux parents, ils se sacrifiant énormément pour leurs enfants. Ces derniers grandissent sans beaucoup s'assumer. La jeunesse crétoise, du moins celle issue des villages, ne se soucie guère de ses études. Elle se sait destinée au travaux de la terre, aux champs, avec en sus les animaux à soigner.
La grande majorité des familles crétoises vivent de l'agriculture. Ces familles crétoises possèdent des lopins de terre agricoles et elles sont propriétaires de leur logement. La plupart d'entre elles possèdent des oliviers, des orangeraies, des chèvres, des moutons, une basse-cour et vivent en complète autarcie.
Pour elles, peu importent les crises
planétaires.
Les jeunes gens, du moins les plus courageux, arrondissent leur fin de mois grâce aux petits boulots en noir. Les filles sont
à marier
le plus tôt possible, quand aux garçons il n'est pas rare de les voir habiter chez leur
parents des années et d'y vieillir vieux garçons.
La génération sacrifiée est celle née dans les années vingt. Elle doit souvent se satisfaire du trop peu, survivant avec des pensions de
retraite qui frôlent l'indécence. Heureusement, que pour cette dernière,
l'entraide familiale existe !
3.000 ans av. J.C, L’olivier était déjà présent en Crète. Cet arbre vénéré depuis les temps anciens est représenté sur des fresques du palais de Cnossos. Le récit de l’Odyssée qualifie son huile d'or liquide. Symbole sacré de la paix; ses branches étaient tressées et couronnaient les vainqueurs des Jeux Olympiques.
L’olivier met 5 à 7 ans avant d’offrir ses premiers fruits. Il peut vivre plus de 600 ans et donne de 5 à 10kg d’huile, selon son âge, et la fréquence de l'arrosage et de la pluie. La récolte des olives débute à la mi- novembre et se termine fin mars au plus tard.
Dans le passé, pour récolter les olives, les branches étaient frappées à l’aide de grands bâtons mais aujourd'hui, la plupart
de grands bâtons. Aujourd’hui la plupart
des familles possèdent un batteur mécanique, modernité oblige !
Les olives tombent dans de grands filets disposés tout autour du tronc sur le
sol, elles sont mises en sac et ensuite conduites vers le pressoir du village ou
de la coopérative. Là, elles sont lavées et débarrassées des impuretés, des
feuilles et des brindilles. Ensuite elles sont broyées; puis subissent une pression à froid. L’huile est ensuite décantée, c’est-à-dire
filtrée. Son acidité est enfin contrôlée, elle doit avoisiner 1%.
L’huile d’olive vendue dans les villages crétois n'est pas industrialisée,
elle n’est donc pas raffinée, elle conserve de ce fait toutes ses vertus premières : sa belle couleur
naturelle, sa délicieuse saveur et son parfum.
En Crète il existe différents types d’olives.
Dans la région de Chania on trouve la Tsounati et la Kontroulia. Au-delà de 800m d’altitude l’olivier disparaît
du paysage.
Les Crétois sont de grands consommateurs d'huile. Elle fait partie du fameux régime crétois. Ses vertus sont mondialement
connues. Elle prévient les maladies cardio-vasculaires, elle neutralise le mauvais cholestérol. Elle est riche en vitamines
Attention néanmoins ! Comme toute huile, cette huile végétale est très calorique. En abuser favorise la
prise de poids. La plupart des villageoises
de l'île sont rondelettes et cela n'est pas le fait du hasard.
L’orange serait originaire de la Chine. Les Sumériens la découvriront et la cultiveront à leur tour. L’orange sera introduite dans le sud de l’Europe et en Crète par les Arabes aux environ de l’an 1000 et ce ne sera qu’au 14è que ce fruit sera apprécié en Occident. En Crète, il y a deux récoltes par an. La récolte de l'hiver donne des fruits délicieux, sucrés à souhait que l'on mange en savourant. La deuxième récolte a lieu en été et donne des oranges destinées à être pressées et consommées en jus. Elles font le bonheur des touristes qui les apprécient fortement et goûtent la différence entre l'orange crétoise, non industrialisée, non exportée, et celle provenant des cultures intensives d'ailleurs, où ce fruit est certes calibré, possède une belle forme et une pelure sans tache mais dont la saveur ne peut soutenir aucune comparaison avec la bonne orange de Crète.
Ce fruit est arrivé en Europe grâce aux conquérants espagnoles. Il se disait à l'époque que ce fruit rouge, possédait des vertus aphrodisiaques, il fut ainsi baptisé "Pomme d’amour". Au XVIIème la tomate sera employée timidement dans la cuisine européenne. Les Ottomans l'introduiront en Crète et aujourd’hui, il est présent dans la plupart des préparations culinaires de l'ile.
La menthe sauvage (Agriodismos)
L'aneth (Anithos)
Herbes sauvages (Horta)
Romarin (Dentrolivano)
Persil ( Maidona)
Marjolaine (Mantzourana)
La fenouil (Marathos)
La basilique (Vasiliko)
Lorsqu’on passe ses vacances en Crète, on aurait tendance à ne commander que les plats grecs classiques connus. Ne
négligez pas les délicieuses spécialités crétoises. Vous les trouverez à l'intérieur du pays dans les villages en retrait
du grand flux touristique.
Cela est bien connu, le crétois mange beaucoup de légumes.
Au printemps, il raffole
des herbes sauvages comme le pourpier ou la vita (Feuilles d’amarante).
La viande d’agneau, de chèvre, de lapin et le poulet ont la préférence des
Crétois. Porc et surtout la viande de bœuf sont plus rarement dans les assiettes. Une exception
toutefois pour les côtes de porc qui sont servies grillées durant la belle
saison dans les nombreuses tavernes de l'ile.
Le fromage est consommé en entrée ou accompagne le repas. L’île en produit : le kefalotyri (sec et salé), la graviera
(sorte de gruyère), et surtout la misithra, à base du lait de brebis.
Les escargots (Hockli) sont très appréciés par les crétois. Au printemps, dès la
fin d'une averse, les villageois sac à la main partent à la recherche de cette
précieuse bestiole. Les Crétois les préparent avec de l’ail en ragoût, cuits
avec des courgettes ou simplement poêlés dans de
l’huile d’olive puis arrosés de vinaigre en fin de cuisson.
Bref, est-ce vrai? Tous les livres le disent : si vous voulez vivre mieux et plus longtemps mangez et vivez comme les
crétois le font depuis plus de 4.000 ans. Employez l'huile d’olive,
au détriment du beurre ou de la margarine. Mangez peu de viande, mais
osez les fruits, les légumes à volonté ! Ne négligez pas les légumes secs en hiver et buvez un seul verre de vin à chaque repas.
On pourrait ajouter : Faites 10km à pied chaque jour et prenez la vie comme elle vient en
sachant la retourner du bon côté.
Des micro-réserves destinées à protéger les plantes endémiques de l'île, ou celles devenues rares et donc en danger de disparition sont créées depuis peu en Crète et ce grâce a l'aide financière de l'Union européenne et à la collaboration active de l'Université Nationale d'Athènes, de la Direction Hellénique des Forêts de la région de Chania et de l'Institut Agronome Méditerranéen de Chania.
Les micros-réserves consistent en parcelles protégées, d'une superficie de plus ou moins 20 hectares qui sont
sélectionnées et choisies en fonction des plantes rares qu'elles abritent.
Cette technique fut testée à Valence, en Espagne, en 1990 et fonctionne en Crète depuis 1994. Son
but: faciliter
la reproduction des espèces menacées et déterminer les causes qui menacent leur survie. Ces
dernières peuvent être
multiples (Climat, environnement, sol, autres plantes, animaux, activités humaines,
etc.).
A ce jour, on a répertorié en Crète 1734 plantes différentes; 10% de celles-ci sont endémiques, c'est-à-dire qu'elles n'existent qu'en Crète. Ces dernières sont des espèces protégées par des directives européennes et par la convention de Berne.
A titre d'exemple: une plante bulbeuse qui fleurit de décembre à février fut identifiée en 1967 par le botaniste Suisse Werner Greuter. Cette plante endémique dénommée par les spécialistes Androcybium rechingeri, survit aujourd'hui sur les ilots d'Elafonissi et de Gramvoussa, ainsi qu'à Falassarna et nulle part ailleurs dans le monde.
Sa population est menacée de disparition car elle a été fortement affectée par l'activité humaine et le tourisme de masse. Cette plante aujourd'hui est protégée par divers décrets et conventions nationaux et internationaux. Une réserve de 2 hectares la protège sur l'ilot d'Elafonissi.
D'autres micros-réserves
existent en Crète, comme par exemple, au sein des Montagnes Blanches (Lefka Ori)
à Linoseli. Là, dans une micro-réserve d'un hectare, à cet endroit seulement de
par le monde, pousse une plante que l'on tente de sauver la Bupleurum
Kakiskalae.
Cette plante vit 12 ans et à l'exception de sa dernière année de
vie, elle ne produit que des feuilles. Avant de mourir, elle fleurit durant ce
qui sera son dernier été, en juillet et aout. Ses belles petites fleurs de
couleur jaune produisent des fruits qui arriveront à maturité et puis germeront
en décembre.
D'autres réserves botaniques existent en Crète. La plus vaste se trouve prés du village de Koutsogerako, sur une superficie de 12 hectares, y pousse une magnifique orchidée qui fleurit à chaque printemps. Elle tente de survivre dans cette réserve à plus de 700m d'altitude, Elle n'existe nulle part d'autre dans le monde.
La région de Sfakia et des Lefka Ori abritent d'autres micros-réserves qui protègent les espèces rares et endémiques. Par exemple : à Fournoti, prés du village d'Agia Roumeli, là et nulle part ailleurs, en haute altitude à 2.300m, sur le flanc nord du Svourichti, sur un espace protégé de presque 5 hectares pousse une espèce rare, très fragilisée et sensible aux changement climatiques. Les savants l'ont nommée Nepeta sphaciotica. Elle fut découverte et étudiée par le botaniste Anglais Peter Davis dans les années 50.
Il est prévu de mener des campagnes de sensibilisation, surtout auprès des jeunes, pour leur apprendre la valeur de la flore crétoise et leur apprendre surtout à la respecter. Deux jardins seront accessibles au public: un à Omalos en altitude, le deuxième, en plaine dans un futur centre botanique. Ces deux projets n'ont pas encore vu le jour.
Aujourd’hui, la Crète fait face aux derniers envahisseurs, pacifiques ceux-là, que sont les touristes.
Les habitants de l’île accueillent plus de deux millions de vacanciers chaque année, une source de revenus
appréciable aux effets dévastateurs. L'effet néfaste du tourisme c'est entre autres, la venue des fast-foods
à l'américaine ou au style oriental dans les centres touristiques. Les pizzerias de plus en plus nombreuses
également séduisent certains jeunes. Le fameux régime crétois est aujourd'hui
malmené et peut-être en voie de disparition.
Pour les générations futures le célèbre régime crétois risque de ne devenir qu'un souvenir lointain. L'alcoolisme ne fait
pas encore des ravages mais les excès sont fréquents lors des mariages et surtout lors des fêtes de village. La consommation
de viande semble être également en hausse, elle déborde des assiettes durant
les festivités familiales. L'avant-veille d'un mariage un troupeau de moutons
élevé pour la circonstance passe de vie à trépas.
La Grèce en principe aurait éteint la cigarette depuis le 1er juillet 2009.
En Crète, en Grèce et dans tous les pays des Balkans les fumeurs et les cendriers sont partout.
La Grèce détient le triste privilège de détenir la proportion de fumeurs la plus élevée
de toute l'Europe (42%). Suite aux directives européennes, les tavernes et les restaurants sont désormais obligés de
prévoir un espace non fumeur. Dans les administrations, les hôpitaux, fumer est
carrément interdit.
Les lieux de travail publics et privés ainsi que les lieux de loisirs sont
toujours enfumés. L'employé de banque fume assis à son bureau ou en servant les
clients au guichet. Beaucoup de restaurants, n'ont pas abolis le cendrier car
interdire la cigarette à la clientèle est considéré comme un risque majeur pour
la caisse du tenancier.
Dès 2010, fumer sera interdit partout, je me permets d'ajouter : sauf peut-être
en Crète. Les Crétois font eux-mêmes la loi, parfois
l'ignorent, souvent la détournent. Les espaces non fumeurs y sont pour ainsi
dire inexistants. Lorsqu'ils existent, ils sont insignifiants et
souvent, non loin des toilettes.
Mieux vaut s'installer dehors. Je préfère de loin cette solution.
D'ailleurs, dès la
fin avril les terrasses extérieures se remplissent de dizaines de tables et de
chaises, permettant aux fumeurs et aux non fumeurs de s'accepter mutuellement
sans trop de difficultés. La loi existe, les amendes sont lourdes et peuvent
atteindre 2.500 euros pour l'établissement et 500 euros pour le client.
Les établissements ayant moins de 70m2 doivent choisir : Accepter ou refuser la cigarette au sein de leur commerce. Les établissements possédant une plus grande superficie doivent séparer l'espace fumeurs et non-fumeurs. L'espace fumeurs ne peut excéder 30% de la superficie totale et doit être correctement ventilé
Ce problématique de bon voisinage existe partout, En Belgique, 60% des cafetiers disent qu’en cas d’interdiction totale, qu'ils hésiteront a la respecter par crainte de perdre la clientèle.
Le grec d'aujourd'hui est probablement la plus ancienne langue d'origine indo-européenne parlée en Europe.
La formation du grec ancien a commencé vers le IIème millénaire avant notre ère.
L'attique des Athéniens devint progressivement la langue commune des Grecs, elle s’est substituée à tous les autres
dialectes à partir du IVème siècle avant notre ère, lors du règne d'Alexandre le Grand.
Lorsque la Grèce devint un protectorat romain en 146 avant notre ère, cette langue continua d’être
véhiculée, parallèlement au latin, dans tout l’est de l’Empire romain.
Cette langue, c'est le koinè qui deviendra ce qu'on a appelé le grec byzantin, langue officielle de l’Empire
byzantin dès le VIème siècle.
Le déclin de l'Empire byzantin après 1400 fut marqué par la fragmentation de son
territoire en petits États indépendants. Sous l’occupation ottomane(1453-1821),
la langue parlée subira l'influence du Turc et des nombreux dialectes des
Balkans. Cette langue parlée par le peuple, c'est le démotique.
Mais c'est la langue savante, la katharevousa, qu'on va tenter d'imposer à la Grèce, dans le but de lui redonner une langue nationale dénuée de toute influence étrangère.
Avec la création
d'un gouvernement crétois autonome en juillet 1898 et un an après le départ
définitif des turcs, le gouvernement, l'adoptera bientôt comme langue
officielle, comme langue d'Etat. Elle sera un savant dosage entre grec classique et moderne.
Le katharevousa sera utilisé dans la vie politique, la justice,
l’administration, la religion et l’enseignement.
Le peuple, continuera à parler le démotique dans la vie quotidienne. Au début du XXè siècle, des voix,
parmi les intellectuels, vont s'élever contre son usage.
La plupart des gouvernements grecs, sous la dictature, vont tout faire pour
l'imposer mais le retour de la démocratie aura comme conséquence
d'adopter définitivement, en 1976, le démotique comme langue officielle.
En 1981, le gouvernement de Papandreou introduit une réforme de l’orthographe en simplifiant la
règle grammaticale des accents.
Faire l'effort d'apprendre quelques mots qui s'emploient quotidiennement vous rapprochera de vos
hôtes, de
l'hospitalité crétoise. Le crétois est fier de sa culture, de sa langue, de son histoire. Le saluer, le remercier
dans sa langue est un signe de reconnaissance qui le comblera, il vous en sera fort
gré.
Allons-y, voici les 10 premiers mots de votre futur vocabulaire grec !
Bonjour : Kalimera
Bonsoir : Kalispera
Excusez-moi : Signomi
S'il-vous-plait : Parakalo
Comment allez-vous ? : Ti kanete;
Puis-je avoir ? : Boro na ecko;
A votre sante : Stin igia sas
Oui : Nai
Non : Oki
L'addition, s'il-vous-plait : To logariasmo parakalo
Pour les francophones qui veulent suivre l'actualité via les journaux,
le choix est limité. La chose sera possible si vous possédez de bonnes notions
d'anglais ! Un hebdomadaire paraît tous les vendredis, son nom:"Athens
News". Son contenu aborde la politique intérieure, européenne et mondiale, d'autres sujets tels que le tourisme ou
le culinaire
sont aussi approchés.
L'autre possibilité vous est offerte, par un quotidien grec, le Ekathimerini, ce dernier
inclut entre ses pages un supplément rédigé en anglais, qui contient les principaux articles et sujets
rédigés dans l'édition grec mais les articles traduits sont condensés, réduits
à l'essentiel.
Durant la saison touristique l'éventail de choix s'élargit
considérablement. On peut trouver les principaux journaux belges ( Le Soir, Het Laat Nieuws, etc) et
français ( Le Figaro, Le Monde, Libération et autres) mais incontestablement, la presse anglaise
et allemande dominent.
Aujourd'hui, le quotidien grec, vit d’immenses problèmes. Le pays est au
bord de la rupture. Sa dette extérieure est colossale, l'économie nationale en récession. Sur le continent les manifestations sont quasi quotidiennes, les
débordements sont fréquents, parfois violents. Ces remous sociaux n'atteignent
guère la Crète. La vie y coule plus paisiblement car le villageois Crétois ne
souffre pas de la crise ou alors, si peu ! Néanmoins, les événements du
continent seront aussi abordés, ne serait-ce que parce que la Crète, c'est aussi
la Grèce.
En Grèce les scandales font partie de la vie politique. Pots de vin et corruption sévissent dans le secteur public, dans l'Administration et dans les rouages d'un Etat qui se modernise très lentement. Les lois existent mais elles ne sont ne sont pas toujours appliquées, ni respectées. Les contrôles sont rares et la corruption demeure le plus gros problème de la Grèce.
La Grèce est en retard !
Internet n'est accessible qu'à 22% des foyers grecs. L'ordinateur est très peu employé dans
les familles. Paiements et courriers électroniques, banque à domicile, sont presque ignorés. On fait la file partout et ce
parfois des heures durant.
Les lenteurs administratives et la lourde bureaucratie font perdre des
milliers d'heures de travail par an. Les files d'attente s'allongent
partout.
De plus, la crise économique en 2009 a sévit.
Le ministre de l'Economie et des Finances avait comme objectif de
réduire le déficit à 3,7% du PIB. La Banque centrale et le
nouveau gouvernement socialiste estimaient que le déficit atteindrait au
moins 10% du PIB en 2009. On connaît aujourd'hui le chiffre exact : plus de 12%!
Plus de 10 milliards d'euros ! 5% des
ressources publiques, sont allouées au service de la dette, soit le
double du budget de l'éducation nationale. La charge de la dette va coûter à l’Etat 13
billions d’euros en intérêts en 2010. La Banque de Grèce, sans
rire, a souligné à la mi-octobre 2009 l'urgence de la réduction du
déficit public d'ici 2011.
Une surprise pour personne!
Le commissaire européen aux Affaires économiques, Joaquin Almunia, avait
déjà rappelé à l'ordre les dirigeants grecs vers la mi-juin : Je ne cesserai
de répéter que la Grèce est obligée d'adopter des mesures sévères et
rigoureuses pour arrêter le déraillement systématique de ses budgets,
avait-il souligné.
Jean-Claude Juncker, président de l'Euro groupe a annoncé qu'une
enquête approfondie serait ouverte. Ce jeu de poker-menteur
auquel s’adonnent les responsables politiques du pays, les statistiques, les prévisions
et les résultats trompeurs ont irrité Bruxelles. Ce
n’est pas la première fois que la Grèce gruge ses partenaires européens. George Papaconstantinou, issu du Parti socialiste, sorti
vainqueur des dernières
élections législatives du 4 octobre 2009, s'est engagé à ramener ce
déficit sous le seuil de 10% en 2010, notamment par le biais d'une
réforme de la fiscalité.
Le système de rentrée des impôts devrait être amélioré, la fraude fiscale
représenterait, d'après la Commission européenne
plus de 30% du revenu national, soit 65 billions d'Euros ! Le nouveau ministre
grec des Finances a promis des mesures draconiennes pour réduire le déficit
budgétaire de son pays et réformer son mode de calcul mais le
gouvernement saura t-il imposer à sa
population les mesures d'austérité qui s'avèrent pourtant indispensables ?
La tâche ne sera pas facile car l’agitation sociale est à craindre. Comment convaincre sa population de la
nécessité de ces efforts
lorsque des mouvements de la base revendiquent utopiquement la suppression de la TVA sur les produits agricoles, réclament des subventions pour
réduire les coûts d’exploitation ( engrais, aliments pour animaux, etc. ) et le doublement des retraites pour le monde rurale ?
Ce gouvernement socialiste est condamné à prendre des mesures impopulaires car il est désormais place en haute surveillance.
Mais il veut aider les familles victimes de la crise et du renchérissement de l’argent. Beaucoup sont
aujourd'hui surendettées et ne
parviennent plus à rembourser les banques. Ces familles sont menacées de saisie judicaire, risquent de perdre leur maison.
Le gouvernement a promis de les aider.
Le Premier, Georges Papandreou s’est rendu a Bruxelles en décembre 2009.
Il a affirmé devant ses partenaires européens que la
Grèce allait réduire son déficit
de manière continue jusqu'à 2011 et que son pays ne ferait appel à aucune aide
financière. Les premières mesures sont votées. Un impôt exceptionnel sur les
grands profits et les grandes fortunes sera appliqué. Les assises sur le tabac
et l’alcool sont augmentées. Les bénéfices des loteries et de tous les jeux de hasard vont être plus lourdement taxés.
Les taxes sur les biens fonciers provenant de legs ou de donations parentales vont s'alourdir. Ces mesures qui feront
partie de la nouvelle loi fiscale actuellement en cours de consultation publique devraient rapporter environ un milliard d'euros de
recettes supplémentaires à l'Etat. Les dépenses de l’Etat seront passées au peigne fin.
Le budget du ministère de la Défense sera réduit de 6,6%.Le gouvernement
s'attaquera aux salaires des dirigeants des entreprises du secteur public qui
seront diminués de 10%, les rémunérations des membres des conseils
d’administration de 50% !
Les bonus des cadres des banques du secteur privé seront quant à eux fiscalisés à 90 % et l'impôt sur la succession et la grande
fortune foncière rétabli. Les salaires dans la Fonction publique supérieurs à
2000 Euros, gelés. Le Ministre de l’Emploi, Andreas Loverdos veut prendre des mesures qui
empêcheront les travailleurs de prendre
prématurément leur retraite. Certains départs dans le privé s’effectuent actuellement à 42 ans ! Un terme sera mis à cette pratique.
A leur tour, les ministres de la Santé et de l’Economie, vont augmenter les prix de certains médicaments, diminuer le prix d’autres.
Les prescriptions qui ont augmenté les dépenses pharmaceutiques de plus de 120% en trois ans, seront mieux
contrôlées.
Autour d'Athènes de somptueuses villas se construisent sur des terres dévastées par des incendies souvent criminelles. Le souvenir des flammes dévastatrices de l'été 2007 est encore vivace. Des dizaines de morts, plus de 250000 hectares de forêts et de cultures détruits et le gouvernement agitant le spectre de complots criminels afin de masquer les nombreuses carences.
Le pays est seulement en train de se doter d'un cadastre, ce qui laisse donc place à toutes les spéculations.
Ainsi, au lieu d'un reboisement et de nouvelles pousses, ce sont des villas qui
voient le jour. Des splendides forêts, aujourd'hui détruites, sont remplacées
par le béton.
Chose incroyable, les autorités locales leur fournissent l'eau
et l'électricité !
Ces manigances immobilières sont timidement dénoncées par l'opinion publique qui accuse l'État
et les fonctionnaires de laxisme, parfois de collaboration, souvent d'immobilisme.
Le grand mécontentement populaire a jeté le parti au pouvoir dans l'opposition.
Le Pasok est sorti grand vainqueur des élections d'octobre 2009 avec une confortable majorité. Chacun peut
espérer que les choses vont changer et tout le monde pourra en douter. Aux dernières élections, les
Verts n'ont
récolté que 2,5% des voix !
La Grèce, pays d'immigrants, est confrontée à son tour et ce depuis quelques années
à une hausse de l'immigration clandestine. La Grèce est souvent critiquée pour sa politique
restrictive envers l'immigrant.
Toutes ne sont pas justifiées. L'organisation Human Rights Watch, a dénoncé il y
a peu, l'indifférence de la Grèce envers les enfants entrés en
Grèce illégalement et selon leurs dires, seuls, sans leurs parents ou sans la tutelle d'un adulte:
Ce qui semble peu crédible!
Ces jeunes sont, tout comme ces filles venues de l'Est, exploités. Ils mendient, se
prostituent parfois. Ne faudrait-il pas que l'Etat grec s'attaque à ces organisations maffieuses qui s'enrichissent
de ces trafics ?
Des affrontements parfois violents se produisent dans le centre d'Athènes où des bâtiments abandonnés, tels que l'ancienne Cour d'appel d'Athènes, vide depuis 2000, sont squattés. Dans les quartiers "ghettos", les incidents entre communautés ethniques existent, la drogue s'y monnaie et l'insécurité y est grandissante. L'absence d'une réelle politique d'intégration; un Etat qui ignore l'existence des "sans papiers", des clandestins et des marginaux pourrait expliquer en partie l'émergence des partis d'extrême droite et des groupes anarchistes et révolutionnaires. Un comité de Sages vient d'être formé par le nouveau gouvernement de Georges Papandreou pour ressortir des cartons un amendement qui somnole dans les oubliettes des années passées.
La Grèce est en première ligne. Sa politique d'asile est volontairement restrictive, les conditions d'octroi difficiles. Les iles grecques sont proches de la cote turque d'où partent régulièrement des embarcations; des rafiots chargés de dizaines de candidats à l'immigration européenne.
La Grèce, confrontée à ce grand problème reproche ouvertement au gouvernement d'Ankara de ne pas collaborer et de ne pas lutter efficacement contre les filières de ces trafics d'êtres humains. Les centres de détention fermés sont pleins, d'autres se construisent. S'y côtoient des centaines d'immigrés vivant dans des conditions d'hygiène déplorables. Certes, ces refugiés ont reçu dès leur arrivée les premiers soins, ils ont reçu des vêtements, ils sont nourris, traités humainement le mieux possible mais ils sont déjà condamnés au retour.
La Grèce détient actuellement le plus faible taux de régularisation des refugiés de toute l'Union européenne. A titre d'exemple sur 20.000 demandes examinées, moins de 400 ont été acceptées. Les acceptés sont fichés, leurs empreintes digitales enregistrées. Ils reçoivent une carte rose qui leur donne accès aux soins médicaux et le droit au travail.