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Un peu d'histoire

Epoques et occupations successives en Crète

Exposés au musee d'Athènes 2600 – 1400 av. J.C. Epoque Minoenne.
1400 – 1100 av. J.C. Déclin et invasions Mycéniennes.
1100 – 67 J.C. La Crète est occupée par les Doriens.
Jusqu'a 395ap. J.C La Crète appartient à l’empire Romain.
395 – 824 L’empire Byzantin y règne à son tour
825 – 961 Occupation Arabe (Les Sarrasins.)
961 – 1204 Retour des Byzantins.
1204 – 1645 La Crète est aux mains des Vénitiens.
Puis; l’île sera sous la domination ottomane jusqu’au début du XXème siècle.
1821 – Première révolution crétoise.
1866 – Deuxième révolution crétoise – Le drame d’Akrotiri - Aide du Pacha d’Egypte.
1898 – Intervention militaire de l’Angleterre, de la France, de l’Italie et de la Russie. Indépendance.
1905 – Révolution de Thérissos.
1913 – La Crète est rattachée à la Grèce.
11941 – 1945 Occupation allemande lors de la 2ème guerre mondiale.
1946 – 1949 Guerre civile.
1967 – 1974 Dictature militaire.

Les influences extérieures en Crète

Fresque mural de Knossos La Crète a enduré des souffrances et subi bien des humiliations avant de devenir indépendante et d'être rattachée à la Grèce en 1913. A l'époque lointaine du Minoen, elle dominait la Méditerranée. Elle a ensuite sombré dans l'oubli et fut durant des siècles occupée, bâillonnée, martyrisée, exploitée.

Zeus y serait né, Le Minotaure, le Labyrinthe, Icare et Dédale, Ariane et Thésée, Phèdre et bien d'autres ont jalonné son histoire et ses légendes. Les influences extérieures sont multiples. Il y a eu les invasions, les migrations de populations, les échanges commerciaux, les guerres, les conquêtes mais également les défaites.
La légende de la belle Europe, enlevée et amenée en Crète par Zeus, serait selon certaines hypothèses d'origine Phénicienne. Elle épousera le roi Astérion et de cet union, elle donnera trois fils : Minos, Rhadamanthe et Sarpédon. Maître des mers, Minos contrôlera toute la mer Egée. Il dominera l'Attique. Pourchassant Dédale en Sardaigne et en Sicile, il y perdra la vie, ébouillanté dans son bain.

Homère dans l'Odyssée mentionne l'ile de la Crète, où diverses populations se côtoient. Il nomme dans ses écritures les Achéens, les Doriens et les Pélasges. Homère, toujours lui, indique une relation crétoise avec l'oracle de Delphes.

L’enfant dans l'Antiquité

Vase au musée d'Athènes L’abandon d’un nouveau-né dans l’Antiquité grecque, faisait partie de la vie quotidienne. A cette époque, on l’appelait "exposition". Les nombreuses légendes qui sont parvenues jusqu'à nous en donnent une vision certainement fortement embellie.
La mythologie voudrait nous faire croire qu'un enfant abandonné ne meurt pas; que sa seule vocation et de devenir un fondateur. Par exemple : tout le monde connait l'histoire et le destin de Moïse en Egypte et des jumeaux Romulus et Remus, les fondateurs de Rome. Un enfant condamné à être abandonné, n’était pas lavé après la coupure du cordon ombilical. En effet, prendre un enfant dans ses bras, prendre la décision de le laver étaient des signes d'une reconnaissance affective.

La décision de l’abandon prise par le père, c’était les femmes qui s’en chargeaient. Les garçons, contrairement aux filles,échappaient parfois à la mort car en droit hellénique un garçon recueilli était un esclave. Heureusement tous les enfants ne subissaient pas ce sort barbare. Une naissance était parfois désirée et heureuse. Un rameau d’olivier était suspendu à la porte de la maison pour un garçon, une toison de laine pour une fille. Ces dernières grandissaient auprès de leur mère et s’initiaient au travaux de la laine. Les garçons étaient confiés à des nourrices et dès l’âge de 7 ans à un pédagogue. Les garçons de la campagne étaient rapidement associés aux travaux fermiers.

Lorsque l’empire va devenir chrétien au IVème siècle, l’exposition d’enfants sera interdite. Elle va prendre une autre forme. Désormais, les enfants seront vendus a des faiseurs d’esclaves ou offerts à l’Eglise qui les dirigera vers un couvent.

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Coutume particulière en Crète.

Parmi les rites d’initiation de l’adolescent dans les cités grecques les relations amoureuses entre adultes et enfants occupent une place importante. Les filles, dès la puberté, étaient offertes en mariage.
Pour les garçons, c’était le temps des relations érotiques avec des hommes d’âge mûr. En Crète c’est par le rapt, consenti par les proches du jeune, et non par la persuasion que le futur amant vient à bout de celui qu’il a choisi. L’enlèvement devait être préalablement annoncé et ce trois jours à l’avance. La famille se réunissait pour décider si le candidat ’’ravisseur’’ était digne d'être accepté.

La Crète, l'île des mercenaires.

Un millier de Crétois ont participé à la campagne de Libye, dans les troupes de Ptolémée VIII. Les divinités égyptiennes étaient vénérées dans la région de Gortyne. La déesse Isis, associée à Artémis était présente dans les sanctuaires. Des statuettes représentant Sarapis ont été retrouvées dans la grotte de Ida, là même où naquit Zeus.
Les invasions et occupations Arabe, Vénitienne, Ottomane ont également gravé son Histoire.
Venise, durant l'occupation, avaient morcelé l'île en plus de 400 fiefs. Ce fut pour mieux les contrôler, Venise les distribua à ses nobles, à charge pour ces derniers de les administrer. La population était exploitée, miséreuse, elle ployait sur la lourdeur des taxes, mais elle allait souffrir davantage durant les siècles à venir car l'occupation des Janissaires turques fut bien plus répressive et cruelle.

Le Pacha avait droit de vie ou de mort sur ses sujets. Il ne s'en privera pas. Les soulèvements et manifestations populaires étaient cruellement réprimées. Les églises furent rasées ou transformées en mosquées. Vers 1850, en Crète, la population se composait de 50% de Musulmans. L'occupant turc, côtoie les Syriens, les Egyptiens et des tribus Arabes, chassées par la misère d'Afrique.

La Macédoine, objet de tensions

Sous le règne de Philippe II, les Macédoniens et les cités grecques sont des rivaux. A cette époque, les conflits armés sont fréquents. Athènes et Sparte en 446av. J-C, se déclarent la guerre. Une dizaine d'années plus tard Athènes et Corinthe s'affrontent en mer. Sparte intervient de nouveau dans le conflit qui va s'embraser, elle sera dévastatrice et se terminera après 27 années de combats par la capitulation d'Athènes. Sparte imposera sa loi durant un peu plus de trente années avant d'être écrasée lors de la bataille de Mantinée (362av. J.C). La cité de Thèbes domine dorénavant la région.
Au nord de la Grèce vit une population qui va devenir sous le règne de Philippe II la première puissance de la région.
Philippe II possède désormais une armée puissante, il a crée la fameuse phalange macédonienne composée de 16 rangées de fantassins casqués, cuirassés, portant bouclier et armés de la sarisse, une lance faisant 6m de long.
Les conflits quasi constants, ont affaiblis les cités grecs. Philippe II ambitionne pour étendre son royaume de conquérir cette Grèce affaiblie. En 338av. J.C. la bataille de Chéronée se termine par la lourde défaite de la ligue hellénique.
Philippe II impose une paix commune. L'union de la Grèce en est à ses débuts.
Philippe II sera assassiné lors des noces de sa fille, lui succédera son fils, Alexandre III, dit ''Le Grand''.
Dès sa montée sur le trône, Alexandre doit faire face aux révoltes des cités grecques mais rien, ni personne ne lui résiste. Thèbes sera détruite, une grande partie de l'Asie Mineure, de la côte Phénicienne et de la grande Egypte seront conquises

Alexandre rencontre l'armée de Darius

A Gargamelles Alexandre et Darius sont face à face. Les forces en présence sont impressionnantes.
L’armée d’Alexandre compte 40.000 fantassins et 7.000 cavaliers. En face, l'armée perse est cinq fois supérieur en nombre. L’armée perse présente en outre, dans ses rangs 15 éléphants de combat impressionnants. L’emploi de ces pachydermes est une première dans l’histoire militaire.

Alexandre, l'invincible, va remporter la bataille.  Babylone s’est rendue sans combattre, imitée par les autres grandes capitales au fur et à mesure de l’avancée inexorable des troupes du conquérant. L’année suivante le Grand Roi Darius III est assassiné.
Alexandre le Grand le fera enterrer à Persépolis avec tous les honneurs. L'avancée triomphale des troupes macédoniennes se poursuit : la Syrie, la Phénicie et l' l'Egypte sont occupées. La Perse connaîtra le même sort. Alexandre le Grand, désormais est sacré pharaon d'Egypte, il s'autoproclame également roi d'Asie.
Les coutumes des pays orientaux conquis le fascinent. Il les découvre, apprend à les connaître et à les respecter.  Il exige en retour d'être vénéré et adoré comme un être divin. L'Inde sera conquise à son tour, puis ses troupes atteindront le golfe Persique. Il épouse Roxane, organise un mariage collectif de ses militaires avec la noblesse perse.

La marche triomphante se termine sur les bords de l’Indus. Ses projets deviennent démesurés. Impossible de contrôler un si vaste empire ! Ses soldats sont las de son avidité, de guerroyer sans répit. Ils refusent désormais de mourir et ne veulent plus le suivre.

Alexandre, âgé de 33 ans, est atteint par la maladie et la fièvre, il veut rentrer au pays. Il va mourir à Babylone en juin 323av J.C.
Meurtres, assassinats, exécutions et sordides intrigues familiales vont contribuer à l'anéantissement de son empire.
Cassandre fera exécuter Olympias la mère d'Alexandre. Cette dernière fera tuer le jeune Alexandre IV, son petit-fils et Roxane la veuve d'Alexandre. Thessaloniki, la sœur d'Alexandre le Grand, sera assassinée par son propre fils.

Des entités font sécession et proclament leur indépendance. Cela sera le cas du royaume de Pergame, qui dominera un certain temps encore une partie de l’Asie Mineure avant de tomber dans le giron de Rome en 133 et devenir province romaine en 63 av. J.C.

L'empire d'Alexandre convoité

L'empire d'Alexandre sera bientôt morcelé. Antigonos règne en Asie, Cassandre en Grèce et en Macédoine. Ptolémée est à la tête de l'Egypte. En 306 Cassandre est expulsé. Antigonos prend le titre de roi et espère affranchir l'ensemble de la Grèce. Antigonos II, son fils Démétrios II et enfin Antigonos III, contribueront à unifier la majeure partie du continent grec au sein de la Ligue hellénique.

Philippe V a fait alliance avec Hannibal, roi de Carthage. Un mauvais choix car Hannibal sera vaincu et l'empire macédonien affaibli. Rome ne va pas hésiter, elle veut profiter de l'affaiblissement de la Macédoine. L’empire de Philippe V sera attaquée. Persée sera le dernier roi de Macédoine à résister aux forces romaines. La bataille de Pydna en 168av. J.C, scellera sa défaite. La Macédoine sera partagée en 4 républiques et placée sous protectorat romain.

Pour le mouvement panhellénique, l'histoire de la Macédoine, les règnes de Philippe II et les conquêtes d'Alexandre sont et font parties intégrantes de l'histoire grecque. Cela explique, sans prendre parti pour l'un ou pour l'autre, la situation actuelle et le veto grec qui empêche l'accession de la Macédoine a l'Europe. La Grèce a usé, en avril 2008, de son pouvoir de veto pour bloquer l'adhésion de Skopje à l'Otan et a menacé de faire de même pour l'intégration de la Macédoine à l'UE.

Alexandrie rayonne et domine tout le bassin méditerranéen. Alexandrie devenu ville grecque est un port de première importance car les échanges commerciaux s’étendent à l’ensemble du vaste monde hellénistique. L’Egypte va réussir à repousser l'échéance de sa capitulation. La bataille d’Antium lui sera fatale. En 31 av. J.C. Octave, le futur empereur Auguste, vaincra ses rivaux Marc-Antoine et Cléopâtre. Dans la Grèce continentale les choses ont aussi évolué. De nouveaux centres se développent tels Rhodes et Délos. Seul Athènes conserve son rayonnement artistique et intellectuel. La Grèce est désormais une province romaine.

En Crète, Gortyne qui a toujours été favorable à Rome devient la capitale de l’île.

En 324, construction de Constantinople sur le site de Byzance par l’empereur romain Constantin le Grand qui s’est converti au christianisme. La ville de Constantinople deviendra le nouveau centre culturel de l’orient grec en 395. Le christianisme devient religion d’état, les cultes païens seront interdits.  Les Wisigoths déferlent en 395 sur le continent mais Byzance résistera et vaincra. De même, Byzance repoussera les menaces arabes, elle sera envahie plus tard, par des chrétiens, venus d’Occident !

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L’empire Romain et les Vénitiens

Depuis 824 les Sarrasins (Musulmans de l'époque médiévale ) occupent la Crète. L'ile est devenue une base de piraterie. La traversée de la Méditerranée orientale est désormais hasardeuse Byzance se doit d'agir car les échanges commerciaux sont en péril. En 961 le général Nicéphore Phokas reprend Héraklion et mètre après mètre reconquiert toute la Crète.
Le christianisme s'y développe à nouveau. Les croisés installent le compte Baudouin de Flandre et de Hainaut sur le trône. Sous le nom de Baudouin I, il va morceler l'empire grec. Il offrit le royaume de Salonique et la Crète à Boniface de Montferrat. Cet île s'avère être un lourd fardeau, un cadeau plutôt empoisonné pour cet homme qui ne pouvait ni gérer, ni protéger sa nouvelle acquisition. Un accord secret sera signé en août 1204 entre Boniface et Enrico Dandolo le doge de Venise. La Crète est cédée à ce dernier pour 1.000 marks d'argent, c'est-à-dire 500 ducats d'or. La possession de la Crète permettra à Venise de prendre le contrôle des îles situées au Sud et de devenir le maître suprême des mers. Mais Venise devait garder un œil également sur toutes ses nouvelles conquêtes dans le Péloponnèse et dans la mer Egée. Comment être partout a la fois ? les Génois vont en profiter: Conduits par le comte de Malte, Enrico Piscator, ils vont prendre le contrôle d'une large partie de la Crète sans rencontrer une importante résistance locale. Chania, Réthymnon sont entre leurs mains. Ces places fortes, ils vont les consolider, d'autres fortifications ils vont construire et tenter de résister à Venise. Ce dernier va tenter de reconquérir la Crète, il y parviendra en 1217.
Les Vénitiens ont tout intérêt à affaiblir l'église orthodoxe. Au fur et à mesure que des sièges épiscopaux deviennent vacants, les titulaires sont remplacés par des évêques catholiques. Le diocèse de l'église Catholique Romaine de la Crète est placé désormais sous l'autorité du patriarche latin de Constantinople.

Les papes d'Avignon :Jean XXII, Urbain V et Grégoire XI, vont promouvoir une politique qualifiée d'uniate afin de niveler les différences et d'encourager les conversions des clercs grecs au catholicisme. L'église de Rome bâtira de nombreux monastères et églises. Les protopapadés dorénavant y conduisent la liturgie et les prières en présence et en coopération avec les prêtres catholiques.
Les protopapadés sont toujours ordonnés dans la tradition orthodoxe mais ils doivent faire la promesse d'être uniates, c'est-à-dire en faveur de l'union des deux églises, l'Orthodoxe et la Catholique. Ils devaient en outre reconnaître la souveraineté du pape.

Les croisades

A l'appel du pape français Urbain II (1095). un grand élan spirituel pousse toute la chrétienté occidentale vers Jérusalem qui est aux mains des Musulmans depuis le VIIe siècle. Byzance encourage cette intervention. L'échec sera cinglant.

Pour la chrétienté, cette ville où le christ est mort et où a vécu Jésus, cette ville qui abrite le Saint Sépulcre ne peut qu'appartenir à elle. Idéologie certes conflictuelle, vu que cette ville est le centre spirituel des trois grandes religions monothéistes. Cette ville sera donc durant des siècles, assiégées, détruite, conquise ou occupée, selon les uns ou les autres.

En Europe règne l’époque terrible et bénie de l’Inquisition. Des centaines de personnes sont torturées, brûlées vives, meurent dans de terribles souffrances.

Les trois premières croisades ont eu peu d'impact sur la Grèce. La prochaine la concernera et marquera la fin de l'empire byzantin.
Six années après la précédente, le pape Innocent III (1198-1216) appelle à une nouvelle croisade, la quatrième. Jérusalem est de nouveau entre les mains des Musulmans et ce, depuis 1187.
Les Puissants sont réticents à engager une autre campagne militaire, la France et l'Angleterre se livrent bataille et les Germaniques luttent contre le pouvoir papal.

Malgré les réticences et les difficultés du moment une armée de Croisés est finalement formée. Apres négociation, la république de Venise acceptera d'affréter des navires et d'emmener une armée de 10.000 Croisés, en échange d'un paiement de 85.000 ducats d'argent. La puissante armée a promis de reprendre la ville et le port de Zara (Zadar en Croatie) pour le compte de Venise et d'attaquer l'empire byzantin.

Les croisés se dirigèrent donc en premier vers la ville portuaire de Zadar. Certains chefs n'étaient pas du voyage car de nombreuses voix s'élevèrent contre cette lutte fratricide. Les désistements s'expliquent du fait que le roi Hongrois Emeric était lui-même de religion catholique et qu'il avait lui-même accepté de renforcer la croisade. Les croisés pourtant sans vergogne n'hésiteront pas a piller la ville. Ce 24 novembre 1202 ne marquera que le début de leurs méfaits. Excommuniés par le pape, ils se dirigeront vers l'île de Corfou, lui réservant le même sort.
Le 12 avril 1204, les troupes de la 4ème croisade entrent dans la ville la plus riche du monde sans rencontrer de résistance Mais ces nouveaux venus, ces latins sont mal acceptés, ces étrangers dérangent. L'opposition, la contestation grandissent et se muent en manifestations, puis en révolte. Alexis IV, allié des latins meurt étranglé. Alexis Doukas, qui a mené l'insurrection prend le pouvoir sous le nom d'Alexis V. Les croisés ne peuvent accepter cette défaite. Ces pieux chevaliers venus de France, d’Italie, d’Allemagne ou d’ailleurs vont massacrer, piller, mettre à sac la principale cité de la chrétienté orientale. Les pillages, les saccages, les viols et les lynchages dureront trois jours.

De nombreuses œuvres d'art seront malheureusement détruites ou simplement volées. Les quatre chevaux qui ornent aujourd'hui la basilique Saint Marc à Venise, les hautes colonnes de Théodose et d'Arcadius, des statues grecques et romaines en grand nombre changent de mains. De nombreuses reliques sont emportées. Soisson recevra la tête de Saint Etienne. Au pape, il sera remis un morceau de la vraie croix, à Baudouin II la vraie couronne d'épines. L'empire byzantin comme toute nouvelle terre conquise fut partagé sans vergogne entre les Vénitiens et les seigneurs de cette croisade.
La rupture entre Byzance et Rome est désormais consommée. Les croisades ont pour des siècles crée un fossé, un mur d'incompréhension entre Musulmans, Orthodoxes, Chrétiens et notre société judéo-chrétienne. Des efforts timides sont entrepris pour rapprocher les religions, le pape Jean-Paul II, lors d'une visite officielle en Grèce a présenté à la communauté orthodoxe le repentir du Vatican et du monde catholique. Excuses et pardon ont reçu un accueil tiède mais respectueux. Il nous faut bien constater malheureusement; que fanatisme et extrémisme font toujours des ravages, les conflits armés en Irak, en Afghanistan, la problématique du Moyen-Orient sont des réalités qui certainement les favorisent.

L'occupation Ottomane

Nous sommes en pleine guerre de religion, elle a atteint son apogée. Les rivalités sont acerbes. Byzance est souvent attaquée par les Ottomans et les puissances occidentales qui se querellent entre elles ne sont vraiment pas disposées a entrer dans le conflit pour aider l'empire byzantin.
En 1453 les Turcs prennent Constantinople. Le dernier empereur byzantin, Constantin le Paléologue est tué.
L'île de Malte à son tour est attaquée par les Turcs en 1526 mais sans succès.

Un homme domine l'Europe : Charles-Quint. En 1536, François I, roi de France depuis 1515 signe alliance avec le sultan turc. Cette alliance désapprouvée par les nations catholiques a pour but de réduire l'influence et la puissance de son ennemi: Charles-Quint. Cela s'avère être bientôt un mauvais stratagème car Charles-Quint ne va pas tarder a réagir. Les campagnes militaires de la France ne sont que des échecs. François I sera contraint de signer sa reddition en 1544.
En 1570, Chypre tombe entre les mains des Turcs. Face à cette menace turque grandissante, Venise décidera d'anticiper et déclare une guerre sans merci à la Turquie. Ce conflit prendra bientôt une dimension européenne car l'Occident décide de s'unir. La Crète est le dernier bastion chrétien de l'Est.

Une ligue est formée entre Venise et l'Espagne. Le Pape Pie V qui vient de réaffirmer la supériorité du pape sur les souverains, est parvenu a unir ces deux puissances. A la tête de cette coalisation, on trouve Don Juan d'Autriche, demi-frère de Philippe II d'Espagne. La flotte turque d'Ali Pacha est détruite lors de la bataille de Lépante le 7 octobre 1571. Apres la bataille de Lépante qui se solda par une éclatante victoire de la coalisation chrétienne, la paix s'installera en Crète pour plus de 70 ans. Mais la victoire de Lépante n'a pas été suffisamment exploitée et soixante années plus tard les forces turques seront de retour.

Les Turcs envahissent la Crète

Le 23 juin 1645, les forces Turques débarquent dans la baie de Chania. La ville tombera aux mains des Turcs après deux mois de résistance. Les Turcs  se dirigent vers la ville de Réthymnon. Cette ville sera conquise à son tour le 13 novembre 1646. Deux années plus tard, à l'exception d'Héraklion, la Crète est aux mains des Turcs. Trois places fortes qui furent négligées par l'envahisseur, demeurent sous le contrôle des Vénitiens : Gramvoussa, Souda et Spinalonga.
L'ultime et grande bataille était désormais attendue a Héraklion, dont le fort était réputé à tort, comme imprenable. La première attaque importante aura lieu le 2 juillet 1648. Vingt années de siège seront nécessaires pour prendre le contrôle de la ville. Le 4 octobre 1669 les Turcs entrent dans les murs de la ville.

Les Crétois allaient beaucoup souffrir, ils sont désormais lourdement taxés par les nouveaux Maîtres. Les hommes valides sont faits prisonniers. Femmes et parfois des enfants sont vendus comme esclave. L'islamisation se propage. Des familles entières se convertissent à l'Islam en espérant connaitre des jours meilleurs. Plus de 80.000 Crétois se tournent vers cette nouvelle religion. Le Coran fait désormais office de Loi. Les conversions à l'Islam sont massives, elles sont parfois apparentes car certains continueront à suivre les préceptes chrétiens. On les appellera les crypto chrétiens. Mosquées, hammams, bazars font désormais partie du paysage. Les églises byzantines sont transformées en mosquées.  La Crète entière est désormais, sous leur tutelle.
La France de Napoléon en 1797, s'empare des iles Ioniennes. En 1821, les crétois se soulèvent de nouveau. Les grandes puissances hésitent d'intervenir dans le conflit, ne voulant pas prendre le risque d'embraser toute l'Europe.

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La Grèce indépendante

Le Sultan va poser un acte qui lui sera fatal. Il va demander l'aide de l'Egypte de Mehmet Ali. Une erreur qui signera sa perte. Certes, cette alliance écrase les insurgés mais les horreurs et les atrocités commises vont balayer les dernières réticences.
La Russie, la Grande Bretagne et la France attaquent la flotte turco-égyptienne et imposent au sultan l'indépendance de la Crète. Nous sommes en 1827.

Le traité de Londres sera signé trois années plus tard. Il reconnait l'indépendance de la Grèce et y instaure une monarchie absolue mais le nouvel Etat ne comprend que le Péloponnèse, la Grèce centrale, les Cyclades et les Sporades.

La Grèce est libérée mais la Crète n'en fait pas encore partie. Les frustrations sont nombreuses, le pays est misérable, appauvri et meurtri. Les puissances étrangères estiment qu'ils doivent y instaurer une monarchie, afin de mieux pouvoir préserver les acquis de l'indépendance. Ils désignent d'abord Léopold de Saxe-Cobourg Gotha qui refusera l'offre. Il deviendra finalement le premier roi des Belges !

Un souverain bavarois est ensuite choisi : Otton de Wittelsbach, deuxième fils de Louis I de Bavière. Le souverain entre en Grèce en janvier 1833. Il n'a que 17 ans La Convention de Londres a été signée en 1832 par la Grande-Bretagne, la France, la Bavière et la Russie; elle garantissait l'indépendance du Royaume de Grèce. Le prince Otto, va devenir le roi Otto de Grèce.

Un conseil de régence composé de trois bavarois va diriger le pays jusqu'à sa majorité. Trois millions de Grecs vivent dans le reste de l'Empire ottoman, et 200.000 autres dans les Îles Ioniennes sous contrôle britannique. La volonté de se libérer des influences étrangères et celle de vouloir réunir tous les territoires historiquement grecs deviendront les deux revendications principales dans le pays. Othon en outre, est mal accepté. En 1843 une tentative de coup d'état va obliger Othon à accepter une constitution. Le 23 octobre 1862, Othon qui refusait de démissionner, quitte le trône. La garnison de Nauplie s'est soulevée et l'insurrection fait tache d'huile. En mars 1863 l'Assemblée nationale élit un nouveau roi : Guillaume de Danemark, fils cadet du roi de Danemark et beau-frère du Prince de Galles. Il régnera sous le nom de Georges I.

Sous son règne le territoire grec va s'agrandir. Le pays va tout d'abord récupérer les îles Ioniennes, ainsi que la Thessalie et les territoires de l'Epire.

La Crète, une fois encore se soulève, elle se bat pour sa liberté, pour son rattachement à la Grèce. Le 21 août 1866 survint le drame du monastère d'Arkadi, où hommes, femmes et enfants y retranchés, sont morts en faisant exploser la poudrière. Ce drame, va secouer les bonnes consciences européennes. Victor Hugo, depuis Hauteville House, rendra un vibrant hommage à ce sacrifice et au courage des insurgés. Mais personne ne bouge. Pire : en 1869, la conférence de Paris invite le gouvernement hellénique à s’abstenir de toute action militaire en Crète. Après quelques années de répit, les Crétois de nouveau, fourbissent les armes. Les deux communautés s'affrontent.
La population turque, aidée par le pouvoir égyptien mate la rébellion mais c'est un massacre ! C'est trop ! Les grandes puissances s'émeuvent, elles exigent enfin de la Turquie qu’elle retire son armée de l’île, tout en promettant que celle-ci restera sous la souveraineté du sultan. Fin 1898, les turcs quittent l'île définitivement et la Crète est désormais placée sous la protection des puissances européennes. Au mois de décembre, le prince Georges, que les grandes puissances ont désigné, arrive en Crète, paré du titre de haut-commissaire. Eleftherios Venizélos, poursuit la lutte contre l'ingérence exterieure. En 1905, éclate la révolution de Thérissos, elle aboutira à la destitution du prince. Le rattachement de la Crète à la Grèce n'est désormais plus une utopie. En 1908, les Crétois déclarent l’Enosis (L’union). Il leur faudra patienter cinq longues années encore, avant de pouvoir l'officialiser.

Le drapeau grec flotte en Crète

Le drapeau grec Eleftherios Venizélos a proclamé arbitrairement le rattachement de la Crète à la Grèce en 1908. le gouvernement réticent ne le suivra pas mais la révolte d'un groupe d'officiers radicaux obligera le roi à appeler Venizélos au pouvoir. Ce dernier conclut une alliance avec la Serbie, la Bulgarie et le Monténégro pour chasser les forces d'occupation ottomanes des Balkans. Les coalisés sortiront vainqueurs de ce conflit (Guerre balkanique 1912-1913). Mais ils ne parviendront pas à s'entendre sur le partage de la Macédoine et c'est ainsi que la Bulgarie déclenchera en 1913 la deuxième guerre balkanique contre ses deux anciens alliés. Georges I est assassiné à Salonique. Son fils lui succèdera sous le non de Constantin I. De ces deux conflits, la Grèce en retirera de larges avantages son territoire s'agrandira considérablement : la Macédoine, Salonique, le Sud de l'Epire, Kavala et la Crète sont désormais sous le drapeau bleu et blanc de la Grèce. Le 1 décembre 1913, une cérémonie officielle à Chania célèbre l'événement

1920 - L'ancien roi Constantin revient au pouvoir. La Grèce est de nouveau en guerre avec la Turquie Kémaliste. La défaite militaire sera cuisante. Le 22 juillet 1923, le Traité de Lausanne ratifie la perte de territoires. La population grecque orthodoxe est expulsée d'Asie mineure, elle croise les musulmans, expulsés de Grèce.

La république est proclamée en mars 1924. La crise économique est profonde, le pays au bord du gouffre. En 1935, c'est le retour de la monarchie. L’année suivante aux élections législatives les communistes obtiennent 15 sièges. Le pays connait une période d'instabilité, l'économie s'effondre les manifestations ouvrières font désormais partie du quotidien. Une dictature militaire va prendre les rênes du pouvoir. Le 4 août 1936, le général Metaxas est nomme Premier ministre par le roi. C'est lui qui va dissoudre le parlement et instaurer une dictature. Tout est désormais contrôlé, censuré. Les partis politiques sont interdits, toute contestation est réprimée. Les arrestations sont nombreuses, les communistes sont traqués, la police secrète est partout. Contrôlé par une main de fer, le pays va retrouver une stabilité sociale qui permettra à l'économie nationale de lentement s'améliorer. La dictature en place va s'efforcer d'améliorer la protection sociale. La semaine de 45 heures verra le jour, l'ouvrier bénéficiera de quinze jours de congés payés. Les salaires augmenteront mais en Germanie la guerre se prépare. Le 28 octobre 1940, Metaxas reçoit un ultimatum de Mussolini qui veut le libre passage de ses troupes, Metaxas, contrairement à ce qu'aurait pu penser le Duce refuse. Son "non" qui se dit "ochi' en grec est entré dans l'Histoire. Le 28 octobre est désormais, jour de fête nationale. Les Italiens vont mettre leur menace à exécution; ils attaquent en tentant de pénétrer par le nord mais ils seront défaits et repoussés jusqu'en Albanie. L'Allemagne subit ce contretemps mais ne peut se permettre d'autres revers qui retardent la campagne de Russie. Début avril les troupes hitlériennes passent à l'offensive. Leur avancée est fulgurante. Le prince de Grèce est évacué par un avion de la Royale Air Force. Au mois de mai la Crète, point stratégique important, est attaquée à son tour. Les ports sont bombardés, des centaines de parachutes remplissent le ciel. Chania, Réthymnon, Souda, Malémé sont envahis. La bataille héroïque de Crète se terminera au bout de dix jours lorsque les Allemands prennent possession de l'aéroport de Malémé. Les troupes alliées sont en déroutes. Elles vont se replier et rejoindre le versant sud de la  Crète. De la côte de la mer de Libye, elles seront évacuées vers l'Egypte.

La guerre civile

A la fin de la deuxième guerre mondiale le pays est donc coupé en deux. D'un côté  les monarchistes, aidés et soutenus par l'Angleterre et par les Etats-Unis et de l'autre le Front National de Libération regroupant les communistes sous les ordres du général Markos qui refusent de reconnaître la légalité du gouvernement exilé au Caire, ni celle du roi qui s'était exilé à Londres durant les années d'occupation.

Ailleurs, la guerre mondiale prend fin dans la liesse populaire. En Grèce, une atroce guerre civile se prépare. Elle va déchirer les familles, les séparer, elle va durer trois longues années, tuant des pères, des frères, des cousins. Les familles s'entretuent, se déchirent. Un referendum qui devra se prononcer pour ou contre le retour du roi se prépare.

L'après guerre

En mars 46, les électeurs se rendent aux urnes et une majorité d'électeurs se disent en faveur du retour de la famille royale. Les élections sont contestées La gauche et les communistes, aidés par la Yougoslavie, l'Albanie, la Bulgarie et l'U.R.S.S se rebiffent. La confrontation armée devient inévitable. L'Amérique et son fidele allié, l'Angleterre, décident de fournir une aide militaire importante. Le sang fratricide va couler durant trois longues années. La guerre civile se terminera en 1949.

En 1951 la Grèce entre dans l'O.T.A.N. La crise politique va grandissante. Georges Papandréou au pouvoir depuis 1963 propose des réformes démocratiques; mais certains craignent le retour en force de l'idéologie communiste. La crise politique verra Papandréou perdre sa majorité parlementaire, il sera acculé à démissionner. Le roi Constantin II accède au trône en 1965. L'instabilité politique provoquera le coup d'Etat du 21 avril 1967 et le début du régime des colonels. Yeorgos Papadopoulos est nommé premier ministre. La junte mène une politique autoritaire et répressive. Des centaines d’opposants, des communistes, des intellectuels de gauche, des artistes, des écrivains sont déportés vers les îles de Gyaros et de Leros. La liberté de la presse est suspendue. Au mois de décembre 1967, un attentat tenté par des officiers de la marine échoue. Le roi Constantin quitte le pays Le général Zoitakis est nommé régent. La Grèce s’isole, elle est exclue du Conseil européen le 31 janvier 1968. Le premier novembre 1968 Georges Papandréou décède. Les Etats Unis qui soutiennent le régime dictatorial, reçoivent la permission d’installer des bases militaires dans le pays. Au mois de septembre 1968 une Constitution remodelée est ratifiée. Elle donne plus de pouvoir à l’exécutif. Le 24 février 1975 un nouveau putsch militaire échoue, Une grande partie de la hiérarchie militaire est arrêtée.  Papadopoulos fait proclamer la république. Le roi Constantin en exil à Rome est destitué. La junte abolit la monarchie, la république est désormais instaurée.  Au mois de novembre 1973, les étudiants de la Polytechnique se révoltent contre la junte.

Les étudiants vont se barricader à l’intérieur de l’université. Pour les déloger la junte décide de faire appel aux chars, la loi martiale entre en vigueur. Les ouvriers se mobilisent à leur tour et les rues d’Athènes se transforment en champs de bataille. Le 25 novembre 1973 Papadopoulos est renversé, le général Ghizikis prend la relève. Elle sera de courte durée. Le 15 juillet 1974 une tentative  d’assassinat du président Makarios de Chypre échoue. En réaction à ce coup d’état manqué de la junte grecque les turcs y envoient des troupes aéroportées qui vont occuper la côte nord de l’île. Ils veulent protéger leurs nationaux. Des milliers de  personnes vont être déplacées. Des centaines de personnes, portées disparues.

La Grèce mobilise ses troupes mais finira par renoncer à intervenir. Elle se retirera de l’O.T.A.N. Ces événements sonnent le glas du régime militaire. Constantin Caramanlis ex-premier, appelé par Gizikis, revient d’exil. Le 24 juillet. Il est accueilli par une foule en liesse à l’aéroport d’Athènes à Athènes.Il reprend ses anciennes fonctions, avec comme tâche de former le nouveau gouvernement. Il va rétablir la constitution, libérer les prisonniers politiques, restituer les nationalités.

Le 12 août 1974 un referendum se prononce pour un régime républicain et quelques jours plus tard la Grèce quitte l’O.T.A.N. Le 17 novembre 1974 les premières élections démocratiques sont remportées  par la droite. La Grèce réintègrera l’O.T.A.N. en 1980 et l’Union européenne l’année suivante. Elle est le pays le pauvre de l’Europe et le taux de chômage y est catastrophique mais la lente marche vers un mieux-être est désormais entamée.

Les temps modernes

Le premier janvier 2001 le pays entre dans l'Union monétaire européenne. L'année 2004 fut l'année des jeux olympiques d'Athènes et l'année des élections remportées par le parti conservateur de Caramanlis après 12 années d'hégémonie socialiste.
Caramanlis va fermer le Parlement le 8 mai 2009, affaibli par de multiples scandales dans lesquels sont impliqués plusieurs de ses ministres. Par exemple : l’affaire Siemens, en passant par les obligations détournées, la privatisation contestée des télécoms grecs, les affaires immobilières avec les monastères du mont Athos. Caramanlis qui a provoqué des élections anticipées essuiera une cuisante défaite. Le PASOK retrouve le pouvoir et de quelle manière ! Les socialistes ont désormais la majorité absolue. Fait inquiétant, en Grèce, la loi empêche toute enquête parlementaire sur des affaires vieilles de plus de deux sessions. Avec la fermeture anticipée de l’Assemblée nationale, la plupart des dossiers épineux pour le gouvernement deviennent prescriptibles. Une manœuvre autorisée par la Constitution qui promet encore de bons jours a la corruption et aux scandales.

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