Cette ville construite sur le site minoen de Kydonia, au N-O de l'île, est sans conteste la plus belle ville de la
Crète. Il s'y dégage une atmosphère remplie d'histoire. Le vieux port Vénitien, son phare du XVème, restauré par les égyptiens en 1830 et dernièrement en 2005.
A front de mer, la mosquée "Kioutrouk Hassan", communément appelée la mosquée des Janissaires, construite en 1645 par l'occupant ottoman
et bien d'autres choses y contribuent, comme par exemple : la forteresse Firkas
bâtie en 1629.
Les marques des occupations passées sont partout.
Dans les ruelles de la vieille ville, classée depuis 1961, vous partirez à la
recherche des maisons d'origine vénitienne reconnaissables à leur escaliers extérieurs. Vous
décèlerez les maisons d'origine turque avec leur avancée en bois.
La forteresse Firkas était le quartier général du commandant de la ville durant l’occupation turque. La cour intérieure était remplie de baraquements dans lesquels l’armée entreposait ses munitions, d’où son nom :Firka, nom d'origine turc qui veut dire : baraque. La forteresse servait également de prison et ce jusqu’aux dernières années de la présence turque dans l’île.
C’est sur la tour de cette forteresse que fut hissé le drapeau grec le 1er décembre 1913 qui scellait le rattachement de la Crète à la Grèce
Cette cérémonie historiquement très importante pour la Crète se déroula en la présence de nombreux invités.
Le roi Constantin de Grèce y était présent, il était accompagné
du Premier Ministre Eleftherios Venizélos et du survivant des chefs de la révolution crétoise, l’Amiral Kountouriotis.
A la rue Halidon, dans les murs de l'ancienne église vénitienne de style gothique
de San
Francesco (Agios Frangiskos) vous pourrez visiter le musée archéologique
de la ville. Il contient principalement des objets provenant de la Crète
occidentale et datant de différentes époques, allant du néolithique à la période
romaine. Au cours des siècles, le bâtiment a subi des transformations, il a été
agrandi. Durant l'occupation ottomane, le lieu fut transformé, devint
la mosquée "Youssef Pacha Tzamisi". Une belle fontaine octogonale datant de cette
époque se trouve à l'arrière du bâtiment. Le lieu devint ensuite une salle
de cinéma, avant de devenir musée.
Autre lieu à découvrir, le marché couvert (Agora). Son style architecturale en forme de croix
ressemble étrangement à celui de Marseille. Vous y découvrirez les épices,
les tisanes et herbes, les senteurs de la Méditerranée. Vous y aurez la
possibilité de goûter à des mets traditionnels, typiquement Crétois parmi les
petits restaurants qu'il abrite.
Il reste encore bien des choses à découvrir. Chacun guidera ses pas vers ce qui
l'intéresse, cette ville on la découvre sans cesse.
Les samedis matin, prés du
Palais de Justice se déroule un marché où outre les inévitables maraîchers, on
peut y dénicher des vêtement à des prix dérisoires.
Enserrée dans une baie, caressée par les eaux limpides de la mer de Libye semble se dissimuler
Loutro.
On y accède par bateau en moins d'une demi-heure en partant de Chora
Sfakion. On peut y
accéder également en bateau, en partant d'Agia Roumeli, de Paléochora ou de Sougia. L'endroit est
inaccessible en voiture. C'est un endroit de sérénité et de
quiétude où le repos est garanti.
Chambres et appartements aux façades blanches s'offrent à front de mer aux visiteurs. Peu de chose à y faire, sinon se baigner
et s'y reposer.
Les impénitents du trekking pourront monter vers le village d'Anápolis, lieu de naissance de Daskaloyiannis, le commandeur de
la rébellion de 1770 contre l'occupant turc.
Ce fut une insurrection avortée, qui fut impitoyablement réprimée, ses chefs
condamnés et exécutés dans les pires souffrances sur la place publique.
Daskaloyiannis servit d'exemple. Il fut exécuté à Héraklion, écorché vif le 17 juin 1771.
D'Anápolis, les gorges d'Aradena sont proches.
Cette excursion est difficile. Elle nécessite prudence et attention. Pour ceux qui souffrent de vertige, mieux vaut renoncer.
L'ilot de Gavdos est situé à 24 km au sud de Sfakia. C'est de là que des caïques font la traversée mais uniquement lorsque le mer est calme. En basse et moyenne saison on peut y trouver aisément des chambres chez l'habitant.
Parmi les innombrables gorges de la préfecture, elles sont les plus connues, les plus
médiatisées car les plus longues d'Europe. La littérature en ce qui les concerne abonde. Des milliers de visiteurs les
traversent chaque année, pas moins de 250.000 personnes par an.
L'été c'est la grande foule, de plus il vous faudra supporter la chaleur.
Si vous le pouvez, mieux vaudrait éviter les mois de juillet et d'août pour effectuer cette descente de 18km vers la mer de
Libye et la plage en galets d'Agia Roumeli.
Si vous décidez de faire cette traversée, vous partirez d'une hauteur de 1050m pour rejoindre le niveau de la mer. Conservez
soigneusement votre ticket, vous devrez le présenter à la sortie. C'est une façon pratique de contrôler et d'être certain qu'il ne
reste plus personne sur le parcours où les accidents sont rares mais surviennent parfois.
Le début de la descente est fort pentu. Effectuez cette raide descente à petites
enjambées pour éviter les crampes du lendemain. Ensuite vous progresserez souvent dans le lit
asséché du torrent parmi les pierres et les roches polies par les eaux. A mi-chemin vous arriverez dans le village
aujourd'hui abandonné de Samaria et ce depuis 1962 lorsque le site devint une aire
protégée.
Près du village vous découvrirez l'église dédiée à Sainte Maria, selon la
légende, une
prostituée Egyptienne convertie au christianisme.
Le parcours est accidenté, pas trop difficile mais il
nécessite une bonne condition physique et de bonnes chaussures de marche. Existent des aires de repos
aménagées, des toilettes et des poubelles pour y abandonner vos détritus. Vous
êtes sur un site protégé. Interdit de cueillir des fleurs, interdit d'y fumer.
Pour des raisons sécuritaires, il est interdit de crier car cela pourrait
provoquer une chute de pierres.
Proches de la sortie des gorges se dressent les
Sideroportés ou les portes de fer. Parois de rochers hautes de 500m et distantes
de trois mètres à peine.
Trois kilomètres maintenant vous séparent du village d'Agia Roumeli et de sa plage de galets.
Ce fin de parcours s'effectue en plein soleil et se munir d'un couvre-chef n'est pas un luxe inutile.
Les tours operateurs ont cette excursion à leur programme mais vous pouvez vous rendre au
départ de la descente à Xiloscala avec un bus de la K.T.E.L. Le premier bus quitte la gare
routière de Chania dès six heures du matin. La route qui serpente et grimpe vers
l'entrée des gorges vous fera découvrir des paysages grandioses.
Ceux qui aiment la randonnée en montagne peuvent prendre le chemin qui monte vers le refuge de Kallergi. La randonnée les amènera via les balises E4 vers le mont Paknés qui culmine a plus de 2.450m d'altitude. Il est possible de loger au refuge et de profiter d'un repas frugal mais réparateur.
Vous passerez la nuit dans le refuge qui compte plus de 40
lits. Vous êtes au cœur des Montagnes Blanches.(Lefka Ori).
Si vous voulez vous rendre à Melindaou qui culmine à 2133m d’où vous aurez
une vue majestueuse sur la mer de Libye, sur le côte Nord de l’île et sur le
géant Paknés, le lever devra être matinal.
La route E4, balisée en jaune, tantôt en noir sera suivie avant de bifurquer vers la droite
pour monter vers Psari et les repaires des aigles et du vautour griffon.
Longeant la crête du Melindaou vous aurez une vue inoubliable sur toute la
chaîne montagneuse.
Outre les découvertes et les sensations qu’offre ce
trekking, vous profiterez durant les hautes températures de l’été de la
fraîcheur bienfaisante existant en montagne.
Pour les renseignements concernant ce trekking et le refuge, le numéro de téléphone que je possède est le : 28210 33199. Sans aucune réponse, vous pourrez contacter tous les soirs de 21 a 23h et ce du lundi au vendredi, le : 28210 44647.
Autour de Sfakia, les grottes sont nombreuses. Certaines sont très difficiles à traverser, longues et périlleuses. Etre accompagné d'un guide s'avère être indispensable. Il s'agit des gorges de Tripiti, Eligas et même de celles de Kladou.
La région des Montagnes Blanches est truffée de gorges. Cette région de par son relief accidenté fut de tout
temps une zone difficilement contrôlable.
Les gorges durant les conflits furent des nids de résistance ou simplement des caches. C’est également en
profitant des gorges
que les troupes alliées, durant la bataille de Crète de la deuxième guerre
mondiale, rejoignirent la côte de la mer de Libye et
évacuèrent vers l’Egypte.
D'autres lieux s'offrent à votre soif de découvertes. Citons
les gorges d'Agia Irini qui descendent
vers la plage de Sougia. Elles sont en toute saison moins encombrées. Elles ne font que 8km de long, elles sont
néanmoins profondes, les parois atteignent 500m par endroit. Le parcours est facile et agrémenté par les senteurs
de la sauge qui y abonde.
Il y a les gorges d'Imbros à Sfakia qui font également 8km de long, elles sont moins profondes mais
très étroites par endroit
Il y a les gorges de Topolia autant majestueuses que courtes, à peine deux
petits kilomètres. Leur largeur varie de 5 à 50m. La descente parmi une
végétation sauvage et abondante vous amènera au village de Koutsomatado. Une
grotte du même nom, appelée également Agia Sofia, se trouve au sommet de marches qui partent de la route
asphaltée qui mène à Elafonissos. A la sortie du tunnel creusé dans le roc
arrêtez-vous sur le petit parking, les escaliers sont de l'autre côté de la
route. L'entrée de la grotte est impressionnante. Une
cavité circulaire de 200m de diamètre contient des stalagmites et des
stalactites de dimensions étonnantes. La grotte abrite une petite chapelle
dédiée à Sainte Sophie.
A quelques kilomètres, au sud de Chania, derrière Mournies et Périvolia existent les gorges de Thérissos, les seules de l’île que vous pourrez traverser en voiture. La route sinueuse et étroite, serpente le long du cours d’eau et des hautes murailles de roches qui atteignent, par endroits, plus de 40 mètres de haut. La traversée longue de 6 kilomètres est de toute beauté, y trônent de toute leur superbe, platanes, châtaigniers et lauriers rose. La route vous amène au petit village de Thérissos où la statue d’Eleftheros Venizélos vous accueillera. Venizélos, grand homme politique, a œuvré pour l'indépendance de la Crète et pour son rattachement à la Grèce. C'est de ces gorges de Thérissos que partira la révolution crétoise de 1905. Grâce à elle et au sacrifice de centaines d'hommes, l'indépendance de la Crète et son rattachement à la Grèce ne furent plus désormais un mythe. Huit années plus tard, le 14 février 1913, les couleurs des grandes puissances flottent au mât, le drapeau Grec hissé à Chania.
La préfecture de Chania, ses gorges, ses grottes et ses Montagnes
Blanches attirent chaque
année de
plus en plus de "randonneurs" et d'escaladeurs. E.O.S. est une association qui collabore activement à promouvoir la région. Ses efforts ont pour but de faire
connaître aux visiteurs et aux autochtones friands de randonnées, d'autres
routes,
d'autres gorges que celles de Samaria ou d'Agia Irini. L'association a
dénombré en Crète plus de 3.000 grottes. Les principales
sont :La grotte Sentoni Zoniana au décor splendide.
Elle se trouve à l'ouest d'Anogia et à 1km du village de Zoniana à 800m
d'altitude.
La Dikteo Andron. Cette grotte nommée : l'antre du Dicté, fut un lieu de culte
important. C'est ici que selon la légende serait né Zeus. Les archéologues y ont
fait des trouvailles intéressantes. On peut s'y rendre à pied ou à dos de mulet.
Ces derniers se louent au village proche de Psihro.
La Ideon Andron. (Grotte de l'Ida) C'est dans cette grotte que Rhéa cacha l'enfant Zeus, pour le protéger
de la jalousie de Cronos qui dévorait sa progéniture.
Y furent dcouverts des objets de culte, des statues, des boucliers en bronze
qui sont exposés au musée d'Héraklion. La grotte se trouve à 20km au sud d'Anogia
sur le plateau du mont Psilirotis.
La grotte de Kamarés.
Endroit et site sacré à l'époque minoenne, probablement en l'honneur de la
déesse Eleithya qui protégeait les accouchements. Les vases de Kamarés sont
exposées au musée d'Héraklion. L'endroit n'est accessible qu'à pied et il faut
compter plus ou moins 4h de marche en partant du village de Kamarés.
Aujourd'hui, pas moins de dix itinéraires balisées existent dans la région des Montagnes Blanches et en contrebas dans des régions moins montagneuses de la préfecture. Ces randonnées ne sont pas trop difficiles, et l'association espère que ses efforts contribueront au développement touristique de l'île.
Chaque route a sa balise. Les signes sont placés selon l'endroit, sur les troncs
des arbres, sur les roches ou pierres. Les repérer demande parfois de
l'attention. Au début de chaque itinéraire se trouve un panneau
explicatif. La randonnée couvre en général une distance de 15 à 20km (5 à 8
heures de marche. Elle nécessite un matériel parfaitement adapté. L'association
organise des sorties en groupe chaque dimanche matin qui se distinguent de par
leur dénivelé. Certaines sont plus difficiles que d'autres. Le point de
rencontre avant chaque départ se fait au siège de l'association, à la rue Tsanaki,90 - Chania.
Pour connaître le programme des sorties (rédigé en anglais), cliquez ici !
Zourva - Tromarissa. Vous partez en voiture vers Zourva qui
est le point de départ de cette randonnée. Il faut compter plus ou moins 5h,
retour compris pour effectuer tout le trajet qui démarre du haut plateau de Zourva pour monter vers Tromarissa
le point culminant. Le retour s'effectuera tout en descente sur le même chemin vers le point
de départ. Balise: Un cercle rouge placé dans un carré blanc.
Sirikari-Polyrinnia (gorge) Pour effectuer cette randonnée, il faudra vous rendre dans le
petit village de Sirikari, situé à une cinquantaine de kilomètres de Chania. La ballade
à travers les gorges dure
plus ou moins 5hrs, retour compris. A Polyrrinia vous pourrez visiter le village et son Acropole.
La balise est un petit carré de couleur vert, inséré dans un carré de couleur blanche.
Koutsoyerako - La grotte du Polyfimos - Sougia. Polyfimos", le nom de la grotte, signifie en
ancien grec : bavard. Elle serait selon la légende d'Ulysse, décrite par Homère, celle du fils de
Poséidon : le mythique Cyclope.
Cette excursion de 4h vous conduit vers Sougia ( où vous pourrez trouver un
taxi pour le retour vers votre véhicule.) par la route E4 qui serpente
parallèlement à la côte.
Vous découvrirez des gorges profondes et la petite église Saint Georges, ses fresques anciennes qui
datent probablement du XIIIème siècle. La balise est un carré mi-blanc, mi-bleu.
Kambi-Refuge de Volikas - Sommet de Spathi (altitude 2.046m.)
Une excursion beaucoup plus difficile qui part de Kambi, sur un haut plateau à 600m d'altitude et situé
à 26km
de Chania. La route E4 vous conduira vers le refuge de Volikas d'où vous pourrez rejoindre le sommet du Spathi
(L'épée) à 2.046m du niveau de la mer. Il faut compter 9 heures pour effectuer le parcours
complet en redescendant au refuge pour la nuit.
Pour avoir accès au refuge , il
faudra vous mettre en contact avec l'association de Chania E.O.S. Cette dernière
possède la clef. Le balisage de cet itinéraire est un cercle de couleur jaune dans un carré blanc.
Refuge de Volikas -La grotte Milia Si vous avez passé la nuit au refuge de Volikas, cette excursion
de 4-5hrs peut être envisagée, à la condition que la fatigue de la veille n'est plus que souvenir. La balise
à suivre est un carré mi blanc,
mi-jaune.
Chania - Askifou vers Tavri - Sfakia - Gorges de Sfakia
Le bus de la K.T.E.L. vous dépose à Askifou, d'où vous pouvez rejoindre Tavri
à pied (1h1/2 de marche). A Tavri, il existe également
un refuge qui peut accueillir 40 personnes. Pour la traversée des gorges, il faut compter 6hrs. L'approche se
fait sur le sentier E4 de Askyfou. Balises :Petit carré bleu, dans un grand carré blanc.
A Sfakia, le bus de la K.T.E.L.
vous ramène à Chania.
Anápolis(Sfakia)-Loutro Il faut compter 2hrs de descente vers Loutro. Le retour
vers Chora Sfakion s'effectue en bateau. Balise :Petit carré jaune dans un carré blanc.
Agios Ioannis (Sfakia)-Agios Pavlos-Ayia Roumeli Durée de l'excursion :
3hrs de descente, plus 1hr pour rejoindre Agia Roumeli par le sentier E4 dont le tracé progresse
parallèlement à la côte. La balise consiste en un carré moitié blanc, moitié rouge.
Agios Ioannis (Sfakia)-Grottes de Kormokopos Une excursion de 4hrs,
aller-retour dont 2hrs d'ascension qui vous ramènent vers votre point de départ.
Balise: Un cercle bleu dans un carré blanc.
Goni-(Askyfou of Sfakia)-Ambelos-Asfendou-Ayios Nektarios Une excursion de 6hrs qui vous
fera découvrir et traverser les gorges d'Asfendou.
Balise: Un cercle vert dans un carré blanc. Retour en taxi vers Goni où vous
aurez laissé votre voiture
Pour tout autre renseignement complémentaire, adressez-vous à l'association Il y existe une permanence ouverte de 21 a 23h et ce du lundi au vendredi. Le téléphone est le : 28210 44647.
Un site d'une beauté extrême. Une plage de sable blanc, teintée de rose par le corail. Une mer
limpide et dormante oscillant entre le bleu et le turquoise. Des dunes de sable blanc abritant des plantes qui n'existent qu'en
Crète. Un lieu privilégié de repos pour les passereaux lors de leur départ vers l'Afrique.
Un passage peu profond, où la profondeur de l'eau ne dépasse pas un mètre donne accès à un ilot, grand banc de sable, dont la
hauteur ne dépasse pas 20m.
Elafonissos est un de ces rares endroits qui peuvent faire songer au paradis sur terre. La
beauté naturelle du site culmine en automne et dès le début du printemps lorsqu'elle n'est pas envahie par les autocars des
excursionnistes et par les voitures des vacanciers.
Certes même durant la Haute Saison il y a encore de l'espace pour tous, ce n'est pas Biarritz ou Ostende. N'empêche que l'atmosphère
n'est plus la même. Des dizaines de cars y viennent chaque jour, des cantines fonctionnent
à même la plage. S'y trouve même un institut de beauté et des toilettes éparses, surveillées et payantes.
Actuellement les riverains se mobilisent contre des projets d'aménagement qui risquent d'enlaidir le site
à tout jamais.
Des petites portions de plage sont protégées pour permettre à la
tortue de mer d'y venir pondre ses œufs. Elle est une espèce protégée, il en va
de même pour les plantes et la flore endémique qui poussent dans les dunes au
sable blanc.
Sur les hauteurs de Megalla Chorafia, aujourd'hui rebaptisée Aptéra, à cinq km de mon village, se trouve le
site de l'ancienne Aptéra qui fut au VIIème av. J.C. une cité importante.
Située à 200m du niveau de la mer, Aptéra domine toute la baie de Souda. Habité dès le
néolithique, le lieu, endroit stratégique, fut de tous les temps utilisé comme base sécuritaire ou militaire.
1800 ans av. J.C, à la fin de l’époque minoenne, les guerres entre cités voisines
sont fréquentes. Kydon et Aptéra furent des alliés qui eurent comme adversaires
Lapa (Argiropouli ) et
Réthymnon.
Aptéra était protégée par des remparts qui rappellent les murailles cyclopéennes de Mycènes et dont les fondations visibles aujourd’hui
encore s’étendent sur une longueur de 4km. Les habitants de la plaine y trouvaient refuge lors des nombreux conflits que la région
subissait.
Le site profitait de l’existence de deux ports: Kalami ( Kalives ) et Minoa ( Akrotiri )situés
chacun sur un versant de la baie de Souda.
Puis ce fut le déclin, 300 années sombres et l’invasion de l’île par les Doriens ou Achéens.
Les troupes Romaines lorsqu’elles débarquèrent en 63av. J.C. y
rencontrèrent peu de résistance. Des bains et d'énormes citernes
voûtées à trois compartiments pour constituer des réserves d'eau ou pour servir de greniers à grains
verront le jour. Aujourd'hui, outre ces imposantes citernes, on découvre sur
le site les restes d'un théâtre, des bains et les ruines d'une villa romaine aux colonnes du type dorique.
A front de mer un fort construit par les Turcs est en phase de rénovation. En contrebas de celui-ci se trouve la forteresse d'Itzedin
construite en 1872 par le Pacha Abdul Aziz.
A l’époque de la dictature des années 70 l’endroit était une sinistre prison.
Aujourd’hui le fort est reconverti en centre administratif de l’armée grecque.
Le site d'Aptéra fut fouillé pour la première fois en 1942 par l’occupant Allemand. En
1958 furent mises à jour des constructions et des tombes, ainsi que les fondations et les ruines de ce qui fut le monastère de Saint
Jean le Théologien, complètement rebâti et restauré aujourd'hui.
aujourd’hui.
En 1986 et de 1992 à 1995 des travaux de préservation furent entrepris sur le
site qui couvre plusieurs dizaines d’hectares et dont une large part est
inaccessible au public. Il y a encore bien des choses à découvrir car les
fouilles entreprises jusqu'à ce jour ont été sommaires.
Les vestiges les plus importants que l'on puisse voir
aujourd'hui sont, outre les citernes et ce qui est décrit plus haut, des tombes de la période Géométrique et Romaine, les
murs de fortifications, une partie du bouleutérion Romain.
Une jolie légende nous parle de la victoire des Muses sur les Sirènes lors d’un concours de chant. Les Sirènes de tristesse perdirent leur ailes et en voulant s’envoler, tombèrent et se noyèrent dans la mer. D’où les petites taches blanches qui miroitent parmi les vagues, au soleil.
Sur la péninsule d’Akrotiri, à 16km de Chania, non loin de l’aéroport se trouve le monastère d'Agia Triada. La date exacte de sa fondation n’est pas connue mais les traces de son histoire nous amènent au 17ème siècle. Les fondateurs du monastère seraient deux moines prénommés Jeremiah et Laurentias, issus de la famille vénitienne Tzangaralon. Sur la porte du narthex leur nom est gravé, ainsi que la date 1634. Le monastère fut détruit en 1821 durant la révolution crétoise. Les lieux furent rapidement restaurés. La propriété s’étend sur plusieurs hectares. A l'intérieur, un petit musée expose des icônes dont la plus ancienne date de la période 1500 - 1550.S'y trouve également une belle pièce du XVIIème appelée "Le Jugement dernier", du moine Emmanuel Skordiles, peintre de renom.
Les moines cultivent sur ce haut plateau ensoleillé la vigne et l’olivier.
La route vous amène 4km plus loin sur un petit plateau où trône le monastère de
Gouvernetso. Une inscription de l’Evangile selon Mathieu :
Etroite est la porte et pénible est le chemin qui conduit vers la vie
est gravée au-dessus de l’entrée avec la date 1537,
donc l’époque vénitienne. L’endroit est dédicacé dans le temple en l’honneur de Marie (Notre Mère des Anges), mais il est plus
communément connu comme étant bâti en l’honneur de Saint Jean l’Ermite.
La fortification de forme rectangulaire avec une tourelle à chaque angle, lui donne
des allures de forteresse. De nombreux moines habitaient ou visitaient l’endroit qui était
très prospère car il bénéficiait de larges revenus provenant de ses terres et de ses propriétés.
Aujourd'hui, quelques moines l'habitent.
Durant la grande révolution
crétoise de 1821, les moines furent pour la plupart tués et le monastère pillé.
Le monastère est ouvert tous les jours de 9h à 12h et de 16h à 18h. Il est fermé les jeudis et vendredis toute la journée. Il est accessible aux Dames mais il leur est demandé de s'y présenter bras et jambes couverts, d'éviter les décolletés et tenues légères.
Une fois la visite des lieux terminée vous poursuivez votre excursion sur un chemin étroit et tortueux qui descend vers la grotte de l’Ours et plus bas encore vers les ruines de l’église Le Catholique. En chemin, nous allons donc rencontrer la grotte de l’Arkouda, ainsi appelée car elle possède une stalagmite qui ressemble à un ours.
Le monastère "Du Catholique", situé dans un environnement escarpé est taillé dans le roc,
il date du Xème ou XIème siècle ce qui en fait le plus vieux édifice religieux de la Crète.
Avant, il n’y avait rien ici que le roc, la pierre, une nature inhospitalière
L’endroit était difficilement accessible. Il est dit que Saint Jean l’Ermite y aurait habité.
C’est ainsi que l’édification de cette église eut lieu et que l’endroit devint un lieu de pèlerinage important.
Un pont relie encore aujourd'hui les deux versants des gorges. Il facilitait l'accès au chemin de pierres qui conduit à Stavros,
village situé au bord de mer et distant de 15km de ce qui fut un monastère.
Sur le chemin du retour, un arrêt sur le sommet de la colline du prophète Ilias permet de découvrir à l'arrière de l'université polytechnique un parc merveilleusement bien entretenu où repose dans sa tombe Eléftherios Venizélos, homme politique très important qui marqua de son empreinte l'Histoire de la Crète. Il milita et il obtint l’indépendance de la Crète et enfin, son rattachement à la Grèce en 1913.
Une vue superbe sur la baie de Chania et de ses environs, s'offre à vous. Fin de journée, c'est l'endroit idéal pour jouir de la beauté naturelle d’un merveilleux coucher de soleil attablé devant un bon pastis (ouzo), car l’endroit compte deux, trois tavernes, merveilleusement bien situées, en contrebas du parc.
A 20km au sud de Réthymnon, bâtie sur le site de l'ancienne Lapa se trouve le village d'Argyropouli qui domine le paysage environnant car situé sur un promontoire à 250m d'altitude.
Sur la place du village se trouve un magasin qui vend des produits à base d'avocates et des produits du terroir. Les patrons maîtrisent le français, ils ont habité des années durant au Canada. Ils vous remettront une feuille explicative qui vous guidera en connaissance de cause vers les vestiges historiques et religieuses du village.
Non loin, existe une nécropole mais je n'ai jamais eu l'occasion de la découvrir. Des escaliers ou la route vous conduiront au bas du site qui est un écrin de verdure et de fraîcheur. Le village n'est pas dépourvu d'eau, il est arrosé à ses deux extrémités et des dizaines de chutes alimentent le site. elles y débitent plus de 800m3 d'eau à l'heure. Hier, elles produisaient de l'énergie, faisaient tourner des moulins. Ces eaux étaient vénérées et considérées comme une force divine.
Nous sommes sur l’ancien site de Lapa. L’endroit est habité aujourd’hui par plus ou moins 400 personnes. Le nombre augmente considérablement en été car des Athéniens prennent possession de leur demeure et viennent y retrouver la famille.
Les fouilles archéologiques ont surtout mis à jour des objets datant de la période hellénistique ou romaine. Grâce à différents écrits, on savait que Lapa était un centre important, très prisé par l’occupant Romain. Le site qui fut conquis et détruit par les légions de Metellus fut rapidement reconstruit et embelli. L’endroit riche en eaux, disposait à cette époque de thermes.
La route est bordée aujourd'hui de tavernes. Au pied des chutes d’eaux, vous pourrez y trouver le restaurant du "Vieux Moulin". L'endroit est bucolique et la cuisine excellente.
Vous pouvez remonter la pente et ensuite, vers la droite vous diriger vers le village
de Myriokefala et son monastère du Xème siècle qui dépend encore
aujourd'hui du Patriarcat de Constantinople. Le lieu est un endroit de
pèlerinage qui attire des centaines de croyants qui s'y rendent pour la plupart
à pied. L'endroit contient des fresques murales mais elles sont
malheureusement rarement accessibles.
Le monastère aurait été fondé par saint Jean, dit l'Etranger, ainsi
dénommé alors que ce dernier serait né a Sivas près de Phaistos vers l'an 960.
Il est curieux de constater le nombre de chapelles et d'églises en Crète qui
sont attribuées ou qui portent le nom de ce saint.
Parmi les oliviers et les orangers cet itinéraire vous fera découvrir la beauté naturelle de la région, les vestiges de son passé et vous ne pourrez qu’apprécier le charme de ses tavernes villageoises qui vous servent des plats typiquement du terroir.
Tout d’abord à Kalives ne manquez pas de visiter Koumo, un endroit surprenant, construit uniquement avec les pierres récoltées sur le site du Lefka Ori. Un territoire de 4.000m2 qui a grandi au fil des années, pierre par pierre, caillou par caillou. L’endroit possède des objets insolites, aujourd’hui parfois disparus. Les aînés les retrouvent et s’en souviennent les jeunes les découvrent et apprennent
Comment trouver l'endroit ? Sortant de Kalives en longeant la mer comme pour vous rendre à Kalami, vous
arriverez devant le magasin INKA. Tournez et montez directement à gauche.
Ensuite, après le pont virez à gauche, continuez tout droit et vous arriverez
devant le parking de Koumo qu'il ne vous reste plus qu'à visiter l'endroit.
Retournant vers Kalives, vous traversez le village pour ensuite prendre la première route
que vous rencontrerez à votre droite, elle vous conduit à Armeni. Ce village est distant de 4km à peine. Il est arrosé par les eaux
de la rivière Xyda.
En face de l’église saint Nicolas, un chemin asphalté, conduit vers le lit de la
rivière. Un lieu de tranquillité verdoyant, où vous pourrez
prendre quelques instants de repos, attablé devant une boisson fraîche.
Le village durant l'été est fréquenté par les familles grecques. Le soir,
sortant de sa torpeur, il s'anime. Les grillades
s'allument, les tavernes se remplissent, elles ont bonne réputation et font le plein chaque dimanche de l'année.
Poursuivant votre périple, vous arrivez à Nio Chorio. A l'église; bifurquant à droite vous arriverez
à Stylos. Vous pourrez y
voir l’église de saint Jean le Théologien qui date du XIIème siècle.
et un fossile d’une espèce animale aujourd’hui disparue. Trois tavernes située en face de la place
ombragée et de ses platanes
centenaires vous incitent au repas. L'excursion peut se poursuivre vers l'ancienne église byzantine de la "Panagia".
Pour ce faire, il faut sortir du village en direction de Megalla Chorafia et au
premier croisement rencontré, directement après avoir traversé un pont, tourner directement
à droite, puis attention directement à gauche!
L'église est blottie au fond d'un
chemin à une cinquantaine de mètres. Revenant sur vos pas, tournez a gauche et
poursuivez votre route parmi les orangeraies. Apres avoir roulé 500m un immense
platane à droite de la route vous fera signe. La belle petite chapelle de saint
Jean est blottie parmi les platanes en contrebas de la route.
Attention de ne pas la manquer !
Ce lac est un biotope important. Il est l’unique lac naturel
de la Crète. Il -
n’est pas très grand, il a un périmètre de 3km500 et sa
profondeur maximale est de 23m, il est situé à 20m au dessus du niveau de la
mer. L’endroit est agréable pour la
farniente. Un flanc rocheux, des osiers et des myrtes bordent le lac. Vous y
trouverez une petite plage de sable, vous pourrez y faire du pédalo, admirer ses
eaux calmes, aux couleurs changeantes et profiter des nombreuses tavernes qui s’offrent a votre
appétit. Eh oui ! Partager le couvert et le vin en famille et entre amis est le passe-temps favori des crétois ! C'est ce qui explique
le nombre élevé des tavernes que l'on rencontre en chemin. Certaines sont difficilement accessibles, s'y rendre nécessite prudence et
sang-froid et pourtant, elles font le plein chaque dimanche !
Chaque jour le bateau part de Kissamos à 10h du matin. Le trajet d'une petite heure vous amène vers le château vénitien construit sur un rocher à front de mer, à une hauteur de 140m. Un sentier vous permet d'accéder à ses ruines. Cette forteresse résista des années à l'occupation ottomane, elle fut un refuge pour les révolutionnaires crétois qui pour survivre s'adonnèrent à la piraterie. La lagune de Balos sera la prochaine destination. Ce lieu hautement fréquenté durant la saison touristique, retrouve sa solitude dès le départ de l'île du dernier charter. Les oiseaux prennent la place des touristes car le lieu est un passage migratoire important.
Je me rends rarement vers Héraklion, je m'éloigne rarement très loin de mon
domicile, c'est un fait qui ne me permet nullement
d'omettre de mentionner d'autres sites importants de l'ile.
Bien sûr en premier, on songe à Knossos et à son palais minoen ! Excavé,
fouillé et reconstruit par Sir Arthur Evans en l'an 1900. Une visite au site de Knossos
est presque obligatoire pour celui qui veut s'imprégner de l'histoire et du
passé crétois. Ce palais était le plus imposant de toute la Crète. Sa superficie
de 200 ares et ses 1.300 chambres ont laissé libre cours à la légende du
labyrinthe où Minos aurait enfermé le Minotaure; né des amours coupables de
son épouse Pasiphaé.
Sir Arthur John Evans, l'archéologue Anglais qui mis à jour le site et qui le restaura, pensait que le
palais fut une résidence royale. Certains scientifiques contestent sa rénovation osée et
pensent que ce lieu était plutôt un lieu de culte.
Evans a divisé l'époque minoenne en
trois périodes, le minoen ancien qui débute 2000 ans av. J.C, le minoen moyen et
le minoen récent qui se termine en 1400 av. J.C. à cause du tremblement de terre
de Santorini selon les uns ou de l'invasion des Achéens; selon les autres.
Voir Knossos ne peut se concevoir sans une visite au musée
archéologique de Héraklion qui est situé dans le centre de la ville. Il renferme
la quasi totalité des trouvailles faites en Crète, témoins de la civilisation
minoenne, Ce musée est avec celui d'Athènes le plus important de
la Grèce. Vous y découvrirez une collection de matériaux de toutes les périodes de l'histoire
crétoise, du Néolithique à l'époque Romaine.
Pour ceux qui s'intéressent à l'histoire, le site de Gortyne est une des plus anciennes cités de l'île. Elle connut une grande prospérité à l'époque romaine lorsqu'elle fut reconnue comme le chef-lieu de la province de la Crète-Cyrénaïque par Rome. C'est dans l'Odéon que furent découvertes sur des tablettes de pierres gravées les Lois de Gortyne, rédigées en dialecte dorien et qui datent du VIème. av. J.C.
Après l'incontournable Knossos et le site de Gortyne, le site de l'ancienne Phaistos offre une vue panoramique sur la plaine de Mesara et du mont Ida. C'est sur ce site que fut découvert le fameux disque de Phaistos. A l'époque minoenne existait un palais dont le plan couvrait une superficie de près de 8.000m2, il fut la résidence du légendaire Rhadamente, frère de Minos et le deuxième palais en ordre d'importance de l'île. Le site n'est plus que ruines. Sol et murs sont recouverts de plaques de gypse, la décoration murale est pauvre.
Située à 17km de Kissamos à l'ouest de Polyrinia dont elle était le port. Cet endroit surprend par sa beauté. Ses eaux cristallines vous invitent à la baignade mais elles ne doivent pas vous faire oublier de visiter le site de l’ancienne cité. A proximité du village de Koutri où sont visibles, des tombes, des fondations d'habitations.
Plage familiale, renommée pour les ruines de sa forteresse, construite par les vénitiens en 1371. Si le cœur vous en dit, nous vous conseillons de rejoindre Réthymnon. La route qui monte en lacets vous offrira des points de vue de cette région sauvage de toute beauté.
Une plage discrète, située à la sortie des gorges de Kourtaliotika et proche du monastère. La végétation environnante, les palmiers et le sable blanc transportent l’imaginaire vers l’Afrique.